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TURQUIE Pas de lien entre l’aide américaine et les prêts du FMI

Il n’y a pas de lien entre l’aide financière proposée par les États-Unis à Ankara dans le cas d’un éventuel déploiement de forces américaines en Turquie et les prêts accordés par le Fonds monétaire international à ce pays, a affirmé hier le porte-parole du FMI Thomas Dawson. Il a rappelé que la mission du Fonds actuellement sur place à Ankara avait pour objectif de « passer en revue » la mise en œuvre du programme économique auquel les autorités turques se sont engagées en échange de l’obtention de prêts de la part du FMI. M. Dawson a souligné que « cet examen » avait débuté bien avant que les Américains ne proposent une aide financière massive à Ankara dans le cadre de leurs préparatifs de déploiement militaire en vue d’une éventuelle guerre en Irak. Depuis le refus du Parlement turc d’autoriser ce déploiement, le département d’État à Washington a expliqué que l’aide économique spéciale américaine de six milliards de dollars était compromise. Le porte-parole du département d’État, Richard Boucher, a clairement indiqué lundi que « la majeure partie (de cette aide) n’aura pas lieu d’être s’il n’y a pas d’implication directe » de la Turquie dans les opérations en vue d’un possible conflit en Irak. Le 4 février 2002, le FMI avait approuvé l’octroi d’une ligne de crédit de 16 milliards de dollars pour soutenir le programme économique turc jusqu’en 2004. Le passage en revue entrepris par la mission d’experts actuellement dans la capitale turque concerne les mesures économiques et monétaires mises en place par le gouvernement turc dans le cadre de ce programme. Interrogé sur un éventuel délai pour la finalisation de cet examen, M. Dawson a répondu par une boutade : « L’examen sera terminé lorsque l’examen sera terminé. » Il a rappelé que le FMI informait généralement la presse de la conclusion des travaux de ses missions et que cela équivalait alors au « succès de la mission ». Après cela, le rapport sur cet examen est transmis au conseil d’administration du Fonds qui approuve généralement le déboursement d’une nouvelle tranche d’un crédit déjà accordé, comme c’est le cas pour la Turquie. Lorsque la mission actuelle aura terminé son examen, « nous serons en mesure de vous donner davantage de précisions sur le calendrier » des discussions du conseil d’administration sur la question, a précisé M. Dawson.
Il n’y a pas de lien entre l’aide financière proposée par les États-Unis à Ankara dans le cas d’un éventuel déploiement de forces américaines en Turquie et les prêts accordés par le Fonds monétaire international à ce pays, a affirmé hier le porte-parole du FMI Thomas Dawson. Il a rappelé que la mission du Fonds actuellement sur place à Ankara avait pour objectif de « passer en revue » la mise en œuvre du programme économique auquel les autorités turques se sont engagées en échange de l’obtention de prêts de la part du FMI. M. Dawson a souligné que « cet examen » avait débuté bien avant que les Américains ne proposent une aide financière massive à Ankara dans le cadre de leurs préparatifs de déploiement militaire en vue d’une éventuelle guerre en Irak. Depuis le refus du Parlement turc...