Échec à domicile pour Aznar, promoteur international des thèses américaines (photo)
le 25 février 2003 à 00h00
Le président du gouvernement espagnol José Maria Aznar, adoubé par George Bush copromoteur d’une nouvelle résolution sur l’Irak, enchaîne cette semaine des entretiens avec Vladimir Poutine, Jacques Chirac et Tony Blair, dans un déploiement d’activisme diplomatique qui laisse sceptique sa propre opinion publique. Deux sondages successifs sur les intentions de vote des Espagnols ont indiqué dimanche et hier un retournement de tendance au profit du parti socialiste (PSOE, opposition), dont le numéro deux du gouvernement, Mariano Rajoy, a pris acte avec « préoccupation ». Interrogé sur les gigantesques manifestations d’opposition à la guerre en Espagne à son retour des États-Unis, où il a été reçu avec une manifeste cordialité par le président américain, M. Aznar a répondu en critiquant l’opposition socialiste : « Ce que l’on peut exiger d’un dirigeant politique, ce n’est pas de marcher d’une manifestation à l’autre, mais d’avoir du jugement sur les affaires importantes de l’Espagne et du monde. » Initiative au P-O pour convaincre les Arabes Désireux d’entraîner l’adhésion des pays arabes pour une guerre contre l’Irak, le chef du gouvernement espagnol a également l’intention de lancer une médiation pour mettre fin au conflit israélo-palestinien. Pour le quotidien madrilène El Mundo, il s’agit de « donner une monnaie d’échange aux pays arabes ». « Le président Bush a confié à José Maria Aznar un rôle d’intermédiaire avec les pays arabes pour “vendre” les possibles répercussions positives que pourrait avoir la chute de Saddam Hussein », écrit-il. « Aznar cherche à neutraliser l’image d’allié inconditionnel des États-Unis qu’il s’est forgé au cours des derniers mois », ajoute le quotidien.
Le président du gouvernement espagnol José Maria Aznar, adoubé par George Bush copromoteur d’une nouvelle résolution sur l’Irak, enchaîne cette semaine des entretiens avec Vladimir Poutine, Jacques Chirac et Tony Blair, dans un déploiement d’activisme diplomatique qui laisse sceptique sa propre opinion publique. Deux sondages successifs sur les intentions de vote des Espagnols ont indiqué dimanche et hier un retournement de tendance au profit du parti socialiste (PSOE, opposition), dont le numéro deux du gouvernement, Mariano Rajoy, a pris acte avec « préoccupation ». Interrogé sur les gigantesques manifestations d’opposition à la guerre en Espagne à son retour des États-Unis, où il a été reçu avec une manifeste cordialité par le président américain, M. Aznar a répondu en critiquant l’opposition...
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