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Paris, Moscou et Berlin contrariés par les résultats de la conférence ministérielle

Les résultats de la réunion arabe du Caire ont surpris, voire contrarié, la Russie, l’Allemagne et surtout la France. Cité par notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, un diplomate russe s’est dit consterné, lors d’une visite au Caire, par « les divisions arabes », dont l’un des aspects a été les réserves koweïtiennes au sujet de la prise de position du Liban qui avait affirmé, lors de la réunion du Caire, « la nécessité » pour les États arabes de s’abstenir « de tout soutien à une action militaire qui conduirait à une menace pour la sécurité de l’Irak et pour son intégrité territoriale ». Selon ce diplomate, les divergences arabes « renforcent les États-Unis qui s’apprêtent à attaquer l’Irak dans les quelques jours à venir, et qui bénéficient de l’appui de quelques pays de la région qui les autorisent à installer leurs bases militaires sur leurs territoires ». « En l’absence de bases américaines dans la région, Washington ne pourrait jamais espérer occuper la moindre parcelle de terrain en Irak », a-t-il estimé. Pour lui, il est incontestable que les divisions arabes apparues lors de la réunion du Caire réduiront dans le même temps l’importance des prises de position des pays hostiles à une guerre en Irak, comme la France, la Russie et l’Allemagne. Pour sa part, la France a été indisposée par les résultats de la réunion ministérielle, surtout qu’elle avait expressément exprimé le souhait, par le biais de ses ambassadeurs accrédités dans les capitales arabes, quatre jours avant la tenue de la conférence ministérielle, que les États représentés au Caire, dont le Liban, reprennent à leur compte, dans leur communiqué final, les éléments de la déclaration dans laquelle Paris, Moscou et Berlin s’étaient opposés à une attaque contre l’Irak.
Les résultats de la réunion arabe du Caire ont surpris, voire contrarié, la Russie, l’Allemagne et surtout la France. Cité par notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, un diplomate russe s’est dit consterné, lors d’une visite au Caire, par « les divisions arabes », dont l’un des aspects a été les réserves koweïtiennes au sujet de la prise de position du Liban qui avait affirmé, lors de la réunion du Caire, « la nécessité » pour les États arabes de s’abstenir « de tout soutien à une action militaire qui conduirait à une menace pour la sécurité de l’Irak et pour son intégrité territoriale ». Selon ce diplomate, les divergences arabes « renforcent les États-Unis qui s’apprêtent à attaquer l’Irak dans les quelques jours à venir, et qui bénéficient de l’appui de quelques pays...