Rechercher
Rechercher

Actualités

Dopée par le mouvement pacifiste, l’Arabie durcit son opposition à la guerre

Dopée par le mouvement anti-guerre croissant dans le monde, l’Arabie saoudite a durci son opposition à une attaque américaine unilatérale contre l’Irak et exclu d’ouvrir son territoire à des troupes étrangères pour mener une telle « agression ». Si les États-Unis attaquaient seuls, « cela apparaîtrait comme un agression », a affirmé lundi le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal, dont le pays est l’un des principaux alliés de Washington dans le Golfe. « Si une attaque intervenait par le biais du Conseil de sécurité, cela ne serait évidemment pas une agression », a-t-il déclaré à la télévision britannique BBC. « Nous vivons dans la région et souffrirons des conséquences de toute action militaire », a-t-il dit, estimant qu’une guerre entraînerait la déstabilisation du Proche-Orient. Selon l’analyste saoudien Daoud al-Chourayan, les dernières déclarations du chef de la diplomatie s’inscrivent dans le cadre des « pressions que l’Arabie exerce pour dissuader les États-Unis de lancer une guerre contre l’Irak ». « Mais les Saoudiens ne veulent pas affronter les Américains. Ils veulent les mettre en garde contre les dangers d’une guerre » que l’Arabie rejette « car elle est consciente de ses retombées », a déclaré M. Chourayan. Ainsi, le vice-ministre saoudien de la Défense, Abdel Rahmane ben Abdel Aziz, a affirmé lundi qu’aucune force étrangère ne serait autorisée à lancer une attaque contre un pays arabe, dont l’Irak, à partir du royaume saoudien. La presse saoudienne, qui reflète la position officielle, mène également une campagne contre la guerre. Mardi, elle a appelé les autres pays arabes à ne pas fournir de facilités aux troupes étrangères.
Dopée par le mouvement anti-guerre croissant dans le monde, l’Arabie saoudite a durci son opposition à une attaque américaine unilatérale contre l’Irak et exclu d’ouvrir son territoire à des troupes étrangères pour mener une telle « agression ». Si les États-Unis attaquaient seuls, « cela apparaîtrait comme un agression », a affirmé lundi le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal, dont le pays est l’un des principaux alliés de Washington dans le Golfe. « Si une attaque intervenait par le biais du Conseil de sécurité, cela ne serait évidemment pas une agression », a-t-il déclaré à la télévision britannique BBC. « Nous vivons dans la région et souffrirons des conséquences de toute action militaire », a-t-il dit, estimant qu’une guerre entraînerait la déstabilisation du...