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Le message d’amour d’une grande famille(photos)

La grande famille de Sesobel était au complet hier. Spécialistes, administrateurs, parents, enfants, ils étaient tous là pour rendre hommage aux réalisations de cette association née d’une « folle aventure », comme dit Yvonne Chami, la fondatrice. Partis de rien, sans aucun moyen au départ, les quelques volontaires qui ont lancé ce magnifique projet humanitaire se sont retrouvés quelques années plus tard à la tête d’un des plus grands centres spécialisés pour enfants handicapés. Par-delà l’expertise et l’encadrement professionnel prodigués sur place, Sesobel est avant tout un esprit et une mission fondée sur un message d’amour. En présence du directeur général du ministère des Affaires sociales, Mme Neemat Kanaan, du président de l’Ordre de la presse, Mohammed Baalbacki, du représentant de l’Unicef, Ekrem Birerdinc, et du président de la commission parlementaire de la Santé, Atef Majdalani, les responsables de Sesobel ont animé une conférence de presse à l’occasion du 25e anniversaire de l’association. « C’est parce que nous avons foi en l’homme et en Dieu (...) que depuis 25 ans nous avons pu relever tous les défis », a affirmé Mme Chami. Dans une intervention émouvante, la fondatrice a rappelé que « la différence », quelle qu’elle soit, ne saurait être une cause de rejet. « Je voulais changer le regard de notre société, en changeant la vie des enfants atteints de handicap, en leur donnant foi en eux-mêmes, en leur valeur », a-t-elle dit. Elle a indiqué que les enfants ainsi que leurs familles sont souvent moins blessés par le handicap et ses effets que par « nos regards dévalorisants ». La fondatrice, qui se demande sur un ton ironique s’il n’est pas plus rentable de s’investir pour le compte des enfants bien portants – « le handicap coûte cher » –, souligne que tout enfant handicapé est une personne humaine qui a une valeur unique. « Il est un mystère qui se révèle à nous par un acte d’amour, une confiance dans la vie. » La directrice, Fadia Safi, a énuméré les difficultés rencontrées par l’équipe, notamment en période de guerre. Évoquant les programmes d’action et les activités de Sesobel, Mme Safi a souligné que « l’harmonie au sein de la famille et son unité restent au cœur de nos préoccupations ». Prenant à son tour la parole, Mme Kanaan a commenté le slogan choisi par Sesobel – « la dignité, une œuvre d’amour au quotidien » –, en soulignant que le travail social ne doit pas être motivé par un sentiment de pitié mais plutôt par le désir de donner. Elle a loué les efforts déployés par Sesobel dans le domaine social, en faisant remarquer que cette association a toujours été au service de l’enfant libanais « quelles que soient ses origines communautaires ». Énumérant les objectifs visés par le ministère des Affaires sociales, Mme Kanaan a indiqué que l’action sociale consiste désormais à permettre une réinsertion totale des personnes handicapées, qui ne doivent plus être marginalisées. « Le travail avec les handicapés ne doit plus être considéré comme une action caritative. Il doit être envisagé comme un droit et une obligation », a-t-elle ajouté. Évoquant la coopération entre Sesobel et l’Unicef, M. Birerdinc a espéré, quant à lui, qu’elle aboutira bientôt à une meilleure application de la Convention sur les droits de l’enfant, « un texte extrêmement important pour l’enfant handicapé ». C’est au tour des enfants handicapés de prendre la parole, à l’écran cette fois-ci. Dans un film documentaire réalisé par Élie Barakat et Youssef Jabr, les enfants de Sesobel ont pu exprimer, chacun à sa manière, leurs sentiments et tout simplement leur manière d’être. Avec sensibilité et humour, les jeunes réalisateurs ont raconté, à travers des scènes de la vie quotidienne filmées à Sesobel, la joie de vivre de ces enfants.
La grande famille de Sesobel était au complet hier. Spécialistes, administrateurs, parents, enfants, ils étaient tous là pour rendre hommage aux réalisations de cette association née d’une « folle aventure », comme dit Yvonne Chami, la fondatrice. Partis de rien, sans aucun moyen au départ, les quelques volontaires qui ont lancé ce magnifique projet humanitaire se sont retrouvés quelques années plus tard à la tête d’un des plus grands centres spécialisés pour enfants handicapés. Par-delà l’expertise et l’encadrement professionnel prodigués sur place, Sesobel est avant tout un esprit et une mission fondée sur un message d’amour. En présence du directeur général du ministère des Affaires sociales, Mme Neemat Kanaan, du président de l’Ordre de la presse, Mohammed Baalbacki, du représentant de...