Côte d’Ivoire Diarra rencontre aujourd’hui les rebelles
le 14 février 2003 à 00h00
Trois jours après sa confirmation à la tête du futur gouvernement d’union nationale, le Premier ministre ivoirien Seydou Diarra poursuivait hier, dans la plus grande discrétion, les contacts pour former son équipe, à commencer par le président Laurent Gbagbo. « Nous sommes en crise, il ne s’agit pas d’un processus de consultations normal avec les partis politiques, comme cela serait le cas dans d’autres circonstances », a expliqué une source diplomatique proche des consultations. « M. Diarra a une tâche difficile. La première chose qu’il doit faire, c’est de voir le président, pour qu’ils se mettent sur la même longueur d’ondes. Nous devons protéger le travail de M. Diarra, pas par principe mais pour la paix », a ajouté cette source. Le nouveau Premier ministre devait rencontrer une seconde fois le président Gbagbo hier, après une première rencontre la veille qui n’a pas permis de lever certains obstacles à la formation du gouvernement de réconciliation prévu par l’accord interivoirien de Marcoussis. D’un côté comme de l’autre, c’est la participation des rebelles au gouvernement, encore incertaine, qui constitue le principal point de blocage. Mais un porte-parole du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) a annoncé hier qu’une délégation des trois mouvements rebelles ivoiriens doit se rendre aujourd’hui à Accra pour discuter avec le nouveau Premier ministre, à l’issue d’une rencontre avec l’ambassadeur de France. L’accord de Marcoussis (sud de Paris), signé le 24 janvier par les principaux partis politiques et les trois mouvements rebelles, prévoit que « l’attribution des ministères sera faite de manière équilibrée entre les parties durant toute la durée du gouvernement ». Mais les « jeunes patriotes », farouches partisans du chef de l’Etat, qui avaient organisé de violentes manifestations pour rejeter en bloc l’accord de Marcoussis et la nomination de M. Diarra, refusent tout rebelle au sein de la nouvelle équipe. « Nous ne voulons pas de rebelles dans notre gouvernement », écrit Charles Blé Goudé, président du Collectif des jeunes patriotes (COJEP) et proche du pouvoir, dans une lettre ouverte à M. Diarra publiée par Notre Voie, le quotidien du Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir). L’ambassadeur de France à Abidjan, Gildas Le Lidec, s’est rendu hier à Bouaké, quartier général du MPCI, pour des discussions à huis clos avec Guillaume Soro et d’autres chefs rebelles, vraisemblablement pour tenter de convaincre la rébellion d’assouplir sa position et d’élargir ainsi la marge de manœuvre de Seydou Diarra.
Trois jours après sa confirmation à la tête du futur gouvernement d’union nationale, le Premier ministre ivoirien Seydou Diarra poursuivait hier, dans la plus grande discrétion, les contacts pour former son équipe, à commencer par le président Laurent Gbagbo. « Nous sommes en crise, il ne s’agit pas d’un processus de consultations normal avec les partis politiques, comme cela serait le cas dans d’autres circonstances », a expliqué une source diplomatique proche des consultations. « M. Diarra a une tâche difficile. La première chose qu’il doit faire, c’est de voir le président, pour qu’ils se mettent sur la même longueur d’ondes. Nous devons protéger le travail de M. Diarra, pas par principe mais pour la paix », a ajouté cette source. Le nouveau Premier ministre devait rencontrer une seconde fois le...
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