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Euro 2004 : la Serbie-Monténégro prend le relais de feu la Yougoslavie

Euthanasiée par voie politique, la Yougoslavie a été rayée du vocabulaire et c’est son héritière, la Serbie-Monténégro, qui, pour son baptême du feu hier, affrontait l’Azerbaïdjan en match de qualification pour l’Euro 2004. Le changement de patronyme adopté le 4 février ayant été entériné par l’Onu, l’Union européenne de football (UEFA) a, à l’instar des autres fédérations sportives, procédé à la substitution dans son calendrier, reléguant au rayon archives une Yougoslavie qui, de 1919 à 2003, a joué 505 matches internationaux officiels. Avec un bilan positif (293 victoires pour 87 défaites et 125 matches nuls) à l’actif de joueurs illustres comme Fahrudin Jusufi, Dragan Dzajic, Josip Skoblar, Ivan Curkovic, Dragan Stojkovic, Safet Susic et, plus récemment, Dejan Savicevic, Zvonimir Boban ou Sinisa Mihajlovic. Après l’éclatement en 1991 de la Yougoslavie communiste, composée de la Croatie, de la Slovénie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Macédoine, de la Serbie et du Monténégro, ces deux dernières républiques ont fondé en avril 1992 la République fédérale de Yougoslavie (RFY) dont la sélection nationale a joué 89 matches (45 victoires, 20 défaites, 24 nuls). La Serbie-Monténégro prend désormais le relais et hérite, dans le groupe 9 des qualifications pour l’Euro 2004, des quatre points (match nul 1-1 avec l’Italie, victoire 2-0 contre la Finlande) glanés par la Yougoslavie lors des premières journées. Pas de politique Nouveau nom mais, pour l’heure, même hymne et même drapeau. Le nouvel État n’ayant pas encore statué sur ces emblèmes, la sélection a conservé pour ce match ses couleurs (bleu, blanc, rouge) et son maillot toujours frappé au cœur du blason FSJ, le sigle de la Fédération yougoslave de football, même si celle-ci a désormais été officiellement rebaptisée Fédération de football, de Serbie-Monténégro (FSSCG). La réforme politico-diplomatique n’a pas semblé émouvoir Savicevic, aujourd’hui sélectionneur national. « Ma priorité, c’est la victoire contre l’Azerbaïdjan, que l’on s’appelle Yougoslavie ou Serbie-Monténégro. Notre peuple veut des victoires qui lui donneront de la joie », a-t-il déclaré sur le site de l’UEFA. Devenu pour sa part président de la FSSCG, Stojkovic est sur la même longueur d’ondes. « Pour moi, a-t-il souligné, l’important est de se qualifier pour l’Euro 2004 au Portugal. On ne nous jugera pas sur notre nom mais sur nos résultats. » Son secrétaire général Branko Bulatovic a approuvé. « Nous ne faisons pas de politique. Notre métier, c’est le football. La Serbie et le Monténégro ont connu des temps difficiles lors de la dernière décennie et la fédération a fièrement défendu le nom de la nation », a-t-il rappelé. Pour l’anecdote, notons que cette nouvelle sélection a concédé le nul hier face à la modeste équipe d’Azerbaïdjan sur le score de 2 buts partout, ce qui ne constitue pas une bonne affaire en vue des qualifications pour l’Euro 2004.
Euthanasiée par voie politique, la Yougoslavie a été rayée du vocabulaire et c’est son héritière, la Serbie-Monténégro, qui, pour son baptême du feu hier, affrontait l’Azerbaïdjan en match de qualification pour l’Euro 2004. Le changement de patronyme adopté le 4 février ayant été entériné par l’Onu, l’Union européenne de football (UEFA) a, à l’instar des autres fédérations sportives, procédé à la substitution dans son calendrier, reléguant au rayon archives une Yougoslavie qui, de 1919 à 2003, a joué 505 matches internationaux officiels. Avec un bilan positif (293 victoires pour 87 défaites et 125 matches nuls) à l’actif de joueurs illustres comme Fahrudin Jusufi, Dragan Dzajic, Josip Skoblar, Ivan Curkovic, Dragan Stojkovic, Safet Susic et, plus récemment, Dejan Savicevic, Zvonimir Boban ou...