Développement L’Unicef dénonce l’insalubrité extrême des villes dans les pays pauvres
le 08 février 2003 à 00h00
Les centaines de millions d’enfants pauvres qui vivent aujourd’hui dans les villes des pays en développement y affrontent une insalubrité extrême qui a souvent raison de leur santé ou de leur vie, dénonce un rapport de l’Unicef publié hier. Le taux de mortalité de ces enfants peut atteindre 100 à 200 pour 1 000 naissances et une grande partie ne sont que partiellement vaccinés ou pas vaccinés du tout, souligne le Centre de recherche Innocenti (CRI) du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), basé à Florence en Italie. Beaucoup de ces enfants passent leurs jours à fouiller les décharges, cherchant quelque chose qu’ils puissent vendre, et les nuits dans les rues, exposés à la violence et à l’exploitation. Leur nombre s’accroît rapidement, des millions d’orphelins du sida se déversant dans ces cités tentaculaires et déstructurées, dans l’espoir d’une vie meilleure. Parmi les facteurs les plus préoccupants, figurent l’eau contaminée, l’insalubrité ou l’absence de latrines publiques et l’exposition aux polluants chimiques, relève le rapport. Si le taux de mortalité infantile se situe autour de 10 pour 1 000 naissances pour les villes bien équipées en eau courante, en ramassage d’ordures et en système de soins, ces taux peuvent être 20 fois plus élevés dans celles qui en sont privées. La différence entre les quartiers d’une même cité peut aussi être énorme : à Karachi (Pakistan) par exemple, la mortalité infantile varie de 33 à 209 pour 1 000. À Bangalore (sud de l’Inde), plus de la moitié des 6 millions d’habitants dépendent des fontaines publiques dont les tuyaux ou les robinets sont souvent cassés. Près d’un tiers ont peu ou pas accès à l’eau courante. 113 000 habitants n’ont pas accès du tout à des latrines. L’étude montre aussi que les statistiques urbaines peuvent être trompeuses et certaines causes de mortalité sous-estimées. Ainsi, les diarrhées et d’autres maladies dues à l’eau et à l’alimentation contaminées contribuent-elles très souvent à la mort des enfants dans les mégalopoles du tiers-monde. Mais l’impact des diarrhées est souvent sous-évalué, quand, combinées avec la malnutrition, elles affaiblissent les défenses de l’organisme.
Les centaines de millions d’enfants pauvres qui vivent aujourd’hui dans les villes des pays en développement y affrontent une insalubrité extrême qui a souvent raison de leur santé ou de leur vie, dénonce un rapport de l’Unicef publié hier. Le taux de mortalité de ces enfants peut atteindre 100 à 200 pour 1 000 naissances et une grande partie ne sont que partiellement vaccinés ou pas vaccinés du tout, souligne le Centre de recherche Innocenti (CRI) du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), basé à Florence en Italie. Beaucoup de ces enfants passent leurs jours à fouiller les décharges, cherchant quelque chose qu’ils puissent vendre, et les nuits dans les rues, exposés à la violence et à l’exploitation. Leur nombre s’accroît rapidement, des millions d’orphelins du sida se déversant dans ces...
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