Ingrid Geyer, Johanna Timaeus, Astrid Bartels et Anna Friederichsen: quatre peintres, aquarellistes et dessinateurs teutons exposent, à partir de demain et jusqu’au 28 février, à l’Aula du Kulturzentrum de Jounieh, une série de 33 œuvres. Ingrid Geyer sort, dès le premier coup d’œil, du lot avec six très belles encres sur papier. Celles-ci représentent des personnages, admirables de finesse et de densité, composés à base de taches et de traits assurés, dans des scènes aussi mystérieuses que réussies : une partie d’entre eux forme une assemblée que rejoignent d’autres, qui accourent d’un bord ou l’autre de la feuille. À mentionner également quatre encres de couleur cette fois, où domine l’ocre, soutenu par un noir profond, et qui représentent des nus d’atelier. Corps massifs d’homme et de femme dans le cadre, que l’on distingue à peine du lieu de travail de l’artiste. Johanna Timaeus expose cinq dessins à la mine : là aussi, les personnages, encore à l’état d’esquisse, se dévoilent dans des postures étranges, repliés sur eux-mêmes ou au contraire étirés. Un coup de crayon nerveux, voire tourmenté, qui brouille les formes pour mieux les recomposer, à sa manière. Une manière à coup sûr intéressante, qui attend de se confirmer. Les trois autres travaux, où dominent les bleus, montrent aussi des formes enchevêtrées, complexes et sans doute moins intéressantes que les dessins. Les six aquarelles d’Astrid Bartels sont rehaussées de pastels ocres, noirs et quelque peu colorés. Ici, il s’agit de dessins enfantins, aux formes géométriques hésitantes, certes intéressantes mais déjà vues. Enfin, Anna Friederichsen donne à voir neuf peintures à l’huile, à la texture épaisse et aux bleus dominants. «Entre chiens et loups», de Gérard Traquandi, à la galerie Alice Mogabgab Traquandi est né à Marseille. Entre montagne Sainte-Victoire, Vieux Port et couleurs de Provence, son œil s’ouvre à la couleur et aux formes, souvent monumentales. Passionné de ce monde qui l’entoure, il s’intéresse aux fleurs, puis aux natures mortes et aux portraits, qui se rapprochent de plus en plus de l’abstrait. Les œuvres qu’il présente, jusqu’au 28 mars à la galerie Alice Mogabgab, regroupées sous le titre «Entre chiens et loups», sont dominées, pour les huiles sur toile, par les ocres sombres et les noirs denses, dans lesquels s’immiscent une brusque coulée ambrée ou blanche: ce sont les «Montagnes» de Gérard Traquandi, peintes sur des toiles de dimesion variable, mais plutôt grandes (130 x 97 cm, 162 x 130 cm et 200 x 162 cm). À voir également, les mêmes montagnes créées selon le procédé rare de la callotypie, proche de la lithographie et pour laquelle une grande technique est nécessaire. Une belle exposition, étonnamment présente, habitant l’espace puis la mémoire du visiteur. D.G.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ingrid Geyer, Johanna Timaeus, Astrid Bartels et Anna Friederichsen: quatre peintres, aquarellistes et dessinateurs teutons exposent, à partir de demain et jusqu’au 28 février, à l’Aula du Kulturzentrum de Jounieh, une série de 33 œuvres. Ingrid Geyer sort, dès le premier coup d’œil, du lot avec six très belles encres sur papier. Celles-ci représentent des personnages, admirables de finesse et de densité, composés à base de taches et de traits assurés, dans des scènes aussi mystérieuses que réussies : une partie d’entre eux forme une assemblée que rejoignent d’autres, qui accourent d’un bord ou l’autre de la feuille. À mentionner également quatre encres de couleur cette fois, où domine l’ocre, soutenu par un noir profond, et qui représentent des nus d’atelier. Corps massifs d’homme et de femme...