Pendant longtemps, très longtemps, un beau sourire découvrant des dents parfaites et régulières constituait un don du ciel accordé à quelques élus du destin. Les disgrâces, comme on l’imagine, étaient nombreuses et marquaient souvent de leur sceau la destinée de la personne qu’elles accablaient. Surtout celle des femmes. Parmi les dons somptueux que nous devons au XXe siècle se classe la mise au point des implants dentaires. C’est grâce à cette avancée de l’art dentaire que le don d’un beau sourire est à la portée de celui qui le souhaite. Grâce aux progrès accomplis par l’art et la science dentaires, l’implant dentaire constitue un bien précieux qui, s’il n’est pas dispensé par la nature, peut être parfaitement «sculpté» par le spécialiste en orthodontie. Le geste, certes, n’est pas gratuit, la performance exigeant des dépenses à la hauteur de la tâche. Mais face au miracle d’un don arraché au destin, on aurait mauvaise grâce de lésiner sur la dépense... Vieux rêve de l’humanité durant des siècles, l’implantation dentaire, explique le Pr Nabih Badaoui, chirurgien bucco-dentaire et paradontologue, fervent adepte de cette approche innovatrice de l’art dentaire au Liban, trouve ses racines dans l’approche orthopédique d’où elle s’inspire. C’est le professeur Branemark qui est l’initiateur de cette méthode d’ostéointégration, consistant à implanter dans l’os même de la mâchoire la dent de remplacement, faite en titane... La quantité de rejets s’étant avérée minime, grâce à une instrumentation appropriée et à un protocole très rigide, la méthode a pris l’ampleur mondiale qu’on lui connaît aujourd’hui. «À ses débuts, précise le Dr Badawi, ce traitement était réservé aux édentés totaux, pour stabiliser la prothèse, rétablir la fonction et améliorer le confort en l’absence d’os suffisamment solide pour supporter le poids de la prothèse.» Le rejet étant très faible (1 à 4%) et, dans la majorité des cas récupérable, la méthode a connu l’essor de plus en plus grand que nous constatons. En effet, l’implantation dentaire constitue à l’heure actuelle la méthode la plus sûre et la plus appréciable esthétiquement de remplacement de dents. Il va de soi, toutefois, qu’elle doit être suivie de soins dentaires rigoureux, récompensés par des résultats particulièrement positifs, autant sur le plan esthétique que sur celui du confort, de la fonction, de l’hygiène et de la durée... Évolution et perspectives «L’avénement de l’implantation dentaire, commente le professeur Badawi, a conduit à une médecine dentaire dans le sens plein du terme. Connaissances, instrumentation, concepts se sont amplifiés et enrichis. Les produits, les méthodes, les possibilités ont évolué et progressent en permanence. Ce qui implique, sur le plan de la formation, de nouvelles spécialisations et sous-spécialisations. On peut citer, en guise d’exemple, la pédodontie, axée sur les problèmes dentaires de l’enfance, ou l’orthodontie préventive dont l’objet consiste à la protection et la conservation optimale du capital dentaire. L’endodontie (traitement du nerf), la chirurgie reconstructive et bien d’autres branches viennent compléter et enrichir la formation en art dentaire. Cinq ans d’études et trois ans (minimum) de spécialisation sont aujourd’hui nécessaires pour compléter une formation de base qui, en fait, ne s’arrête jamais. De nouvelles connaissances, méthodes, notions et découvertes obligent à un perpétuel recyclage et une continuelle mise à niveau face aux connaissances de son temps.» Une technique en pleine évolution L’avènement des implants marque une date historique dans l’histoire de l’art dentaire. Les connaissances, les produits, l’instrumentation de cette médecine ont évolué et ne cessent d’évoluer en permanence. La pédodontie, la médecine dentaire préventive, la mise au point des produits spécifiques comme la chirurgie dentaire reconstructive ou l’endodontie (traitement spécifique du nerf) constituent des voies en pleine évolution rendant l’art dentaire une science de pointe à avenir très vaste... Déjà les cinq années d’études, sans compter un minimum de trois ans de spécialisation, nécessaires à la formation d’un médecin en art dentaire, paraissent à peine suffisantes pour acquérir une connaissance et des notions qui ne font que s’amplifier et s’étendre d’une année à l’autre. Alcool et médicaments, un mélange à risques L’alcool, on l’ignore ou on l’oublie souvent, peut provoquer ou accroître le risque des effets secondaires de certains médicaments. Comme aussi provoquer de graves complications. Les interactions alcool-médicaments sont parfois cause de situations d’urgence, voire de soins d’urgence ou intensifs (25% des admissions dans certains hôpitaux européens). Il en est ainsi pour l’association alcool et antidépresseurs ou des somnifères. Ce mélange provoque des perturbations de l’attention, de la concentration, de la vigilance et diminue aussi l’effet des médicaments antiépileptiques. L’association alcool-médicaments est également contre-indiquée avec les antibiotiques car cela peut entraîner des nausées, des vomissements, des migraines et même la possibilité de convulsions... Le mélange est également à éviter avec les anti-inflammatoires et les antalgiques, car les boissons alcoolisées présentent alors le risque de provoquer un saignement digestif (c’est bien le cas pour l’aspirine) ou causer des lésions hépatiques, comme c’est le risque avec le paracétamol. Selon les statistiques, les accidents survenus auraient pu être évités une fois sur trois. Dans plus de 30% des cas, il s’agit d’imprudences ou d’erreurs entraînant des complications graves. Car si 70%, selon les statistiques européennes, des accidents ne présentent pas des séquelles tragiques, des complications graves surviennent à la suite de réactions inattendues et inexplicables. La cause serait des propriétés pharmacologiques ignorées des produits incriminés. Dans 20% des cas, la victime elle-même serait à l’origine de l’accident (automédication aberrante ou erronée, mauvaise interprétation de la prescription médicale). Chirurgie Les effets de l’anesthésie sur la mémoire Les anesthésies sont de mieux en mieux supportées grâce à la diversification des techniques et des produits. Depuis un quart de siècle, la sécurité dans ce domaine n’a cessé de progresser. Mais il arrive que certaines personnes connaissent des difficultés passagères de mémorisation après une anesthésie. Une récente étude, réalisée en France et portant sur 1200 anciens opérés, âgés de 25 à 86 ans, n’a pas permis de constater de pertes de la mémoire à long terme. Les patients ayant participé à l’expérience avaient subi soit une intervention sous anesthésie générale de trois heures au moins, soit trois interventions. Mais chez des malades plus âgés n’ayant pas pris part à cette expérience et souffrant de troubles neurologiques, des perturbations de la mémoire seraient possibles. Diététique Croquer la pomme Pour soulager la nervosité rien ne sert de ronger ses ongles ou de persécuter son entourage. La meilleure solution consiste à croquer une pomme... On aura ainsi en prime supplémentaire le plaisir de la dégustation venant s’ajouter aux nombreuses vertus de ce fruit, ayant valu à l’homme le rejet du paradis. Oligo-éléments et vitamines mis à part, sans compter les minéraux, la pomme contient du fer, suprême qualité assimilable par l’organisme. En cas de grande nervosité rien de mieux donc qu’une cure de ce fruit, pétri de nombreuses vertus, sans oublier un arrière-goût piquant, apporté par sa lointaine association au péché originel... Dyslexie, un véritable combat avec la parole Dans son ouvrage «Dyslexie, une vraie fausse épidémie», l’orthophoniste Colette Ouzilou dénonce le fait que des enfants catalogués comme dyslexique ne le sont point... L’ouvrage a créé des remous et une onde de choc au point où son avis est sollicité en France par des groupes de réflexion autant que par des spécialistes, d’autant plus que, fruit de plus de trente ans d’expérience, son livre d’apprentissage de la lecture illustrant sa méthode syllabique devient une référence... Le principe de base de Colette Ouzilou est dans cette phrase: «Aller des sons vers les lettres et non l’inverse». Il résume une méthode syllabique adaptée plus particulièrement aux élèves du cours préparatoire. Selon sa définition, la dyslexie est une difficulté d’accès à la lecture. Difficulté à associer la lettre et le son correspondant. Pour lire, l’enfant doit avoir une bonne perception auditive du langage, ce qui implique non pas un problème d’ouïe mais la qualité d’écoute. Une perception visuelle active est nécessaire afin de ne pas confondre les lettres. Pour que les lettres soient bien différenciées, il faut que l’enfant soit bien orienté dans l’espace, qu’il distingue sa gauche de sa droite. Comme un, deux ou même trois de ces points sont très défaillants chez le vrai dyslexique, il est confronté à l’incapacité de tout mener de front. Se basant sur sa propre expérience, toutefois, et sur ses trente ans d’exercice, Colette Ouzilou estime que parmi les centaines d’enfants à problèmes de lecture, à peine une quinzaine d’entre eux étaient de vrais dyslexiques. La plupart des enfants, en réapprenant les bases de la lecture, ont été remis dans la bonne voie, en trois à six mois. Comment doivent agir les parents d’un enfant qui a du mal à lire et que les enseignants axent de dyslexique? Consulter un orthophoniste pour qu’un bilan soit fait afin d’établir un véritable diagnostic, d’autant plus que les symptômes du vrai dyslexique et de celui qui lit mal se ressemblent. Quels seraient les dégâts psychologiques pour un enfant classé à tort de dyslexique? L’enfant se sentant différent, isolé et déprimé peut abandonner tout effort et se laisser aller... Alors qu’une reprise des bases de la lecture le sortirait d’affaire sans dégâts. En cas de vraie dyslexie dépistée, deux voies thérapeutiques existent. La méthode phonético-gestuelle, qui utilise la motricité, et le corps de l’enfant. La rééducation dure, selon le cas, entre un et quatre ans. Si la dyslexie est inhérente à un problème psychologique, une psychothérapie s’impose. Sa durée dans ce cas n’est pas la même pour chaque enfant...
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