Patricia tremble en racontant son histoire. Cette superbe Colombienne de 34 ans est arrivée il y a un an et demi au Japon en pensant y gagner de quoi faire vivre sa famille, mais elle s’est retrouvée au cœur d’un trafic abominable. «Je veux dire aux femmes du monde entier de ne pas croire les trafiquants. Ils promettent qu’on gagnera beaucoup d’argent mais c’est faux. Ce dont j’ai fait l’expérience, c’est la violence », dit-elle. Originaire de Pereira (ouest de Bogota) et mère célibataire, elle a été recrutée pour un travail non précisé mais très rémunérateur au Japon alors qu’elle faisait la queue devant un hôpital pour soigner son nouveau-né. « Le bébé était très malade. J’étais en train de pleurer. Une femme m’a offert de l’argent pour les médicaments et pour manger. Elle m’a proposé un travail au Japon. Je lui ai répondu: si ce n’est ni pour tuer ni pour voler, j’y vais. » La passeuse lui a procuré un faux passeport et l’a accompagnée jusqu’en Italie où elle a changé d’identité pour un passeport italien et a été prise en charge par un autre intermédiaire jusqu’à Paris. À son arrivée à Osaka (ouest du Japon), elle a été accueillie par une autre Colombienne qui lui a pris son passeport italien, en lui disant qu’elle devait payer un million de yens (8 500 dollars) pour le récupérer. À Tokyo, elle a été livrée à la mafia qui l’a mise sur le trottoir, la tenant constamment sous surveillance. « Les yakuzas (mafieux) sont très durs. Je travaillais en pleine rue et dormais dans un appartement de la mafia. Ils m’ont dit que je leur devais 3 millions de yens », a-t-elle expliqué. Mais cette « dette » a doublé à 6 millions de yens quand elle a été vendue à un autre groupe mafieux. Elle doit son salut à un Colombien rencontré dans la rue qui l’a conduite à leur ambassade. Elle aimerait rentrer et revoir son bébé, dont elle a oublié le visage. Mais « c’est très dangereux. Je n’ai confiance en personne. Ils (les mafieux) sont partout », murmure-t-elle.
Patricia tremble en racontant son histoire. Cette superbe Colombienne de 34 ans est arrivée il y a un an et demi au Japon en pensant y gagner de quoi faire vivre sa famille, mais elle s’est retrouvée au cœur d’un trafic abominable. «Je veux dire aux femmes du monde entier de ne pas croire les trafiquants. Ils promettent qu’on gagnera beaucoup d’argent mais c’est faux. Ce dont j’ai fait l’expérience, c’est la violence », dit-elle. Originaire de Pereira (ouest de Bogota) et mère célibataire, elle a été recrutée pour un travail non précisé mais très rémunérateur au Japon alors qu’elle faisait la queue devant un hôpital pour soigner son nouveau-né. « Le bébé était très malade. J’étais en train de pleurer. Une femme m’a offert de l’argent pour les médicaments et pour manger. Elle m’a proposé...
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