L’ex-président de l’AEK Athènes interdit de retour au club
le 30 janvier 2003 à 00h00
Makis Psomiadis, qui a démissionné vendredi de la présidence de l’AEK Athènes, ne pourra pas revenir à la tête du club, plusieurs opérations illégales lui étant reprochées, a déclaré hier le secrétaire d’État aux Sports, Giorgos Lianis. Selon un rapport sur les comptes du club, rendu public par M. Lianis, l’AEK, 4e du championnat de Grèce, n’a pas rempli ses obligations, notamment celle de fournir aux autorités les documents nécessaires et le casier judiciaire de son président, comme le prévoit la loi. « En raison du refus de l’AEK de remettre ces documents, M. Psomiadis est déchu de son pouvoir et, au cas où l’AEK permettrait ou tolérerait son retour à la direction, il sera exclu du championnat », a déclaré M. Lianis. De plus, le rapport fait état d’un « trou » de 11,2 millions d’euros dans les comptes du club et « d’infractions de la législation fiscale », selon M. Lianis. M. Psomiadis, un homme d’affaires à la réputation très sulfureuse, avait été condamné en octobre pour « faux et usage de faux » à 12 ans de prison ferme à la suite d’une plainte déposée par l’État grec à son encontre. Il avait été remis en liberté conditionnelle quelques jours après, à la suite d’un sursis accordé pour des raisons de santé. Vendredi, M. Psomiadis et le conseil d’administration du club avaient présenté leur démission collective, alors que la veille le parquet d’Athènes avait lancé des poursuites pénales à son encontre pour avoir insulté son attaquant vedette Demis Nikolaïdis. Nikolaïdis avait auparavant porté plainte contre lui, soutenant qu’il l’avait menacé à son domicile de « (lui) casser les deux jambes ». Le tribunal d’Athènes a désigné une direction provisoire composée de 17 membres pour gérer le club, présidé par Giannis Granitsas, a indiqué l’Agence de presse d’Athènes (ANA, semi-officielle). Par ailleurs, le ministre de la Culture, chargé aussi des Sports, a annoncé la mise en place d’une autorité indépendante, le Comité sur le sport professionnel, qui doit contrôler tous les clubs de football d’ici au 30 avril 2003, dans le cadre d’une nouvelle tentative du gouvernement « pour assainir » les milieux sportifs grecs. « L’assainissement concerne les personnes avec un casier chargé. Si cela s’avère nécessaire, elles seront toutes exclues : il n’y a pas de place pour les malins et les parrains », a indiqué M. Vénizelos. « Il y aura des clubs, à mon avis, la majorité, qui ne passeront pas avec succès ce contrôle, et subiront donc les sanctions prévues », a-t-il ajouté en espérant que le 1er juillet 2003, la nouvelle saison du championnat soit « saine et transparente ».
Makis Psomiadis, qui a démissionné vendredi de la présidence de l’AEK Athènes, ne pourra pas revenir à la tête du club, plusieurs opérations illégales lui étant reprochées, a déclaré hier le secrétaire d’État aux Sports, Giorgos Lianis. Selon un rapport sur les comptes du club, rendu public par M. Lianis, l’AEK, 4e du championnat de Grèce, n’a pas rempli ses obligations, notamment celle de fournir aux autorités les documents nécessaires et le casier judiciaire de son président, comme le prévoit la loi. « En raison du refus de l’AEK de remettre ces documents, M. Psomiadis est déchu de son pouvoir et, au cas où l’AEK permettrait ou tolérerait son retour à la direction, il sera exclu du championnat », a déclaré M. Lianis. De plus, le rapport fait état d’un « trou » de 11,2 millions d’euros dans...
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