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Un officier destitué pour avoir empêché une attaque aérienne contre des civils

Un officier des renseignements militaires a été destitué après avoir empêché pour « motif de conscience » une attaque aérienne de représailles après l’attentat-suicide palestinien du 5 janvier à Tel-Aviv, a déclaré hier une source militaire israélienne. Le lieutenant dont l’identité n’a pas été divulguée s’est abstenu de communiquer au commandement supérieur des informations dont il disposait sur des cibles possibles palestiniennes d’attaques aériennes en Cisjordanie, vu le risque élevé de faire des victimes innocentes. L’officier a été destitué il y a quelques jours après avoir été jugé par son supérieur, a indiqué hier le quotidien israélien Maariv qui a révélé l’affaire. Pour sa défense, il a déclaré que les ordres qu’il avait reçus au sujet des cibles étaient « illégaux », compte tenu du fait que les bombardements allaient frapper des civils. Un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé l’information, soulignant que l’officier a été destitué « pour avoir désobéi à un ordre de ses supérieurs ». L’officier n’a pas été emprisonné et toute l’affaire fait l’objet d’un « examen approfondi », a-t-il précisé. Un militaire israélien est tenu en principe, de par la loi, à refuser d’obtempérer à un ordre « illégal », quand il ne fait aucun doute qu’il va entraîner un crime de guerre.
Un officier des renseignements militaires a été destitué après avoir empêché pour « motif de conscience » une attaque aérienne de représailles après l’attentat-suicide palestinien du 5 janvier à Tel-Aviv, a déclaré hier une source militaire israélienne. Le lieutenant dont l’identité n’a pas été divulguée s’est abstenu de communiquer au commandement supérieur des informations dont il disposait sur des cibles possibles palestiniennes d’attaques aériennes en Cisjordanie, vu le risque élevé de faire des victimes innocentes. L’officier a été destitué il y a quelques jours après avoir été jugé par son supérieur, a indiqué hier le quotidien israélien Maariv qui a révélé l’affaire. Pour sa défense, il a déclaré que les ordres qu’il avait reçus au sujet des cibles étaient « illégaux »,...