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L’Onu s’alarme de la dégradation de l’environnement dans les Territoires occupés

Conduites d’eau endommagées, réseaux d’assainissement inexistants ou défectueux, montagnes de déchets de chantier : le conflit israélo-palestinien aggrave la situation écologique « alarmante » des territoires palestiniens, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). « L’occupation, les politiques de bouclage et de couvre-feu et les incursions de l’armée israélienne ont, entre autres facteurs, des impacts négatifs importants sur le plan de l’environnement », écrit le PNUE dans un rapport disponible sur son site Internet (www.unep.org). « L’absence, dans la phase actuelle du conflit, de coopération (israélo-palestinienne) aggrave la situation de jour en jour avec des conséquences non seulement environnementales, mais aussi sanitaires », ajoute-t-il. Les commissions techniques sur l’environnement créées par les accords d’Oslo (1993) ont fonctionné jusqu’au début de la seconde intifada, en septembre 2000, mais ne siègent plus depuis, excepté la Commission conjointe sur l’eau (JWC) de manière « irrégulière ». Alors que toute la région souffre de pénurie d’eau, « la plupart des conduites de distribution existant en Cisjordanie et à Gaza avaient besoin de réparations dès avant septembre 2000 », les pertes du réseau s’établissant « entre 30 et 40 % ». En Cisjordanie, « les actions de l’armée israélienne entre mars et mai 2002 ont provoqué des dommages directs de sept millions de dollars au réseau d’eau et d’assainissement », précise le texte, citant une évaluation des donateurs présents sur le terrain. La gestion des eaux usées « a été négligée dans tous les territoires occupés, avant et pendant l’actuel conflit, et peu d’investissements ont été réalisés dans ce domaine depuis les accords d’Oslo ». « L’accès des agents municipaux aux stations d’épuration a été et est par moments difficile ou impossible », notamment du fait des couvre-feu, des bouclages partiels ou totaux, selon le rapport. En Cisjordanie, note le PNUE en citant à nouveau les donateurs présents sur le terrain, les dégâts occasionnés au réseau d’assainissement entre mars et mai 2002 sont évalués à 330 000 dollars à Jénine, 375 000 dollars à Naplouse, à 467 500 dollars à Ramallah, à 100 000 dollars à Bethléem et à 400 000 dollars à Hébron. La situation est particulièrement désastreuse à Gaza où « approximativement 70 à 80 % des eaux usées des ménages sont rejetées dans l’environnement sans aucun traitement ». « La JWC avait lancé un appel en février 2001, moins de cinq mois après le déclenchement de l’intifada, pour que les réseaux d’adduction d’eau soient épargnés par les violences, mais le fait est que les infrastructures palestiniennes d’adduction d’eau et d’assainissement ont été endommagées à plusieurs reprises depuis cette date par l’armée israélienne », poursuit le rapport. Côté déchets, les services municipaux de collecte des ordures continuent de fonctionner. Mais les bennes doivent souvent changer d’itinéraires « en raison des points de contrôle fermés aux véhicules palestiniens » et utiliser des « décharges d’urgence » en zone urbaine avec des conséquences négatives environnementales et sanitaires (émission de dioxines). Le rapport est destiné à une réunion ministérielle du PNUE prévue du 3 au 7 février au siège de l’organisation à Nairobi. Commandé par la réunion 2002, il a été réalisé « avec l’entière coopération de l’Autorité palestinienne et du gouvernement d’Israël », note l’ancien ministre finlandais de l’Environnement, Pekka Haavisto, président du groupe de huit experts l’ayant rédigé.
Conduites d’eau endommagées, réseaux d’assainissement inexistants ou défectueux, montagnes de déchets de chantier : le conflit israélo-palestinien aggrave la situation écologique « alarmante » des territoires palestiniens, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). « L’occupation, les politiques de bouclage et de couvre-feu et les incursions de l’armée israélienne ont, entre autres facteurs, des impacts négatifs importants sur le plan de l’environnement », écrit le PNUE dans un rapport disponible sur son site Internet (www.unep.org). « L’absence, dans la phase actuelle du conflit, de coopération (israélo-palestinienne) aggrave la situation de jour en jour avec des conséquences non seulement environnementales, mais aussi sanitaires », ajoute-t-il. Les commissions techniques sur...