« La situation est désastreuse en Libye », accusent HRW et Amnesty
le 21 janvier 2003 à 00h00
La Libye, élue lundi à la présidence de la Commission des droits de l’homme de l’Onu, est dans le collimateur des défenseurs de ces droits. Avant même le vote à Genève, l’organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) avait regretté que la Libye s’apprête à accéder à la tête de cette commission. « Depuis 30 ans, la situation des droits de l’homme en Libye est désastreuse », estime HRW, citant « des enlèvements, disparitions ou assassinats d’opposants politiques, la torture ou les mauvais traitements aux détenus, les détentions prolongées sans charge ni procès ou après des procès injustes ». « Aujourd’hui, des centaines de personnes restent détenues arbitrairement, certaines depuis plus de dix ans, et l’inquiétude est grande concernant les conditions de détention et l’honnêteté des procédures dans plusieurs procès importants en cours devant les tribunaux populaires », selon HRW. L’organisation rappelle aussi que la Libye est « un pays fermé aux enquêteurs des Nations unies et des organisations non gouvernementales ». En décembre, une autre organisation, Amnesty International, s’est inquiétée du sort de 152 islamistes libyens qui doivent être jugés en appel fin janvier, après deux condamnations à mort et de lourdes peines de prison prononcées lors d’un premier procès « injuste ». Les prévenus sont accusés de soutien ou d’appartenance au mouvement interdit al-Jamaa al-islamiya al-libiya (Groupe islamique libyen) qui, selon Amnesty, ne prône pas la violence.
La Libye, élue lundi à la présidence de la Commission des droits de l’homme de l’Onu, est dans le collimateur des défenseurs de ces droits. Avant même le vote à Genève, l’organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) avait regretté que la Libye s’apprête à accéder à la tête de cette commission. « Depuis 30 ans, la situation des droits de l’homme en Libye est désastreuse », estime HRW, citant « des enlèvements, disparitions ou assassinats d’opposants politiques, la torture ou les mauvais traitements aux détenus, les détentions prolongées sans charge ni procès ou après des procès injustes ». « Aujourd’hui, des centaines de personnes restent détenues arbitrairement, certaines depuis plus de dix ans, et l’inquiétude est grande concernant les conditions de détention et l’honnêteté des...
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