La menace militaire est « difficile à comprendre », estime Fischer
le 20 janvier 2003 à 00h00
« Il devient difficile de comprendre pourquoi on brandit une menace d’action militaire » contre l’Irak, a déclaré dimanche le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer dans une interview à Berlin, avant de s’envoler pour New York. « Nous sommes aujourd’hui dans une situation où l’Irak est contrôlé dans une telle mesure, qu’il devient difficile de comprendre pourquoi on brandit une menace d’action militaire », a affirmé le ministre dans une interview à la chaîne de télévision publique ZDF. « Notre inquiétude est très, très grande que » le conflit débouche « sur une action militaire », a-t-il souligné, expliquant que « nous ne sommes pas séparés du Proche et Moyen-Orient par un grand océan ». Aussi « nous ferons tout pour empêcher une action militaire, même si c’est difficile », a poursuivi le ministre, tout en estimant qu’il fallait continuer à exercer de la pression sur Bagdad, « afin qu’ils comprennent que l’heure est à la coopération totale ». « C’est la seule manière d’empêcher une grande tragédie », a-t-il relevé. Le ministre s’est envolé dimanche pour New York, où il doit participer aujourd’hui à une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité de l’Onu sur la crise en Irak. L’Allemagne est membre non permanent du Conseil depuis le 1er janvier pour deux ans et doit en prendre la présidence en février.
« Il devient difficile de comprendre pourquoi on brandit une menace d’action militaire » contre l’Irak, a déclaré dimanche le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer dans une interview à Berlin, avant de s’envoler pour New York. « Nous sommes aujourd’hui dans une situation où l’Irak est contrôlé dans une telle mesure, qu’il devient difficile de comprendre pourquoi on brandit une menace d’action militaire », a affirmé le ministre dans une interview à la chaîne de télévision publique ZDF. « Notre inquiétude est très, très grande que » le conflit débouche « sur une action militaire », a-t-il souligné, expliquant que « nous ne sommes pas séparés du Proche et Moyen-Orient par un grand océan ». Aussi « nous ferons tout pour empêcher une action militaire, même si c’est...
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