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La Russie, terre promise pour footballeurs et hockeyeurs tchèques

De plus en plus nombreuses sont les vedettes tchèques de football et de hockey sur glace qui se mettent en route en direction de l’Est afin d’endosser le maillot d’un club de Russie, devenue la terre promise pour les adeptes des deux sports tchèques les plus populaires. Il n’y a pas longtemps encore, seules les pelouses d’Europe occidentale étaient susceptibles de faire rêver les footballeurs tchèques désireux de gloire et... d’argent. Les hockeyeurs, quant à eux, bûchaient leur anglais dans la perspective de se mettre en valeur dans le championnat professionnel nord-américain (LNH). Ces derniers temps pourtant, les Tchèques se comptent en dizaines qui voient d’un œil bien différent les conditions de travail offertes en Russie, aussi bien financières que professionnelles. « Nous sommes surtout attirés par les conditions économiques des clubs russes », reconnaît sans ambages Erich Brabec, arrière tchèque de l’équipe de football de Dynamo Moscou. À un nombre déjà impressionnant de footballeurs tchèques évoluant en championnat de Russie s’ajoute l’entraîneur Vlastimil Petrzela, qui dirige Saint-Pétersbourg. Dimanche, les fidèles du Sparta ont été obligés de digérer le départ pour le CSKA Moscou d’un joueur fétiche de leur équipe favorite, le milieu de terrain Jiri Jarosik, totalisant 16 sélections. Avec un montant se situant entre 4 et 5 millions d’euros, ce transfert représente de loin la plus importante transaction du mercato hivernal tchèque. « Dans deux ou trois ans, le championnat de Russie de football sera sans nul doute l’un des meilleurs en Europe et attirera les meilleurs joueurs d’Europe occidentale », estime Pavel Zika, manageur de Jarosik. Rivalité oubliée Une situation analogue se fait sentir dans le hockey sur glace, où des rencontres souvent furieuses opposant les Tchèques aux Russes (ou les Soviétiques) ont déjà à maintes reprises décidé des tenants de trophées mondiaux et olympiques. L’afflux de Tchèques – dont plusieurs champions olympiques de 1998 – fait soudain oublier une rivalité de longue date, teintée d’inimitié lors des premières années qui ont suivi l’occupation de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques en 1968. Sélectionneur de l’équipe tchèque championne olympique à Nagano (Japon) il y a cinq ans, Ivan Hlinka – en 2000 le premier Européen à diriger un club de la LNH (Pingouins de Pittsburgh) – occupe depuis l’été 2002 le banc d’Avangard Omsk. Il a sous son commandement trois autres héros de Nagano, le défenseur Jiri Slegr, et les attaquants Pavel Patera et Martin Prochazka. Hlinka tout comme un autre entraîneur tchèque, Vladimir Vujtek, qui dirige l’équipe de Yaroslavl (en tête du tableau à l’issue de la 34e journée du championnat russe), chantent les louanges de leur engagement actuel. Évoquant un « défi professionnel », ils se refusent toutefois à commenter les spéculations des médias portant sur le montant de leur salaire : un million de dollars par an d’après la presse tchèque.
De plus en plus nombreuses sont les vedettes tchèques de football et de hockey sur glace qui se mettent en route en direction de l’Est afin d’endosser le maillot d’un club de Russie, devenue la terre promise pour les adeptes des deux sports tchèques les plus populaires. Il n’y a pas longtemps encore, seules les pelouses d’Europe occidentale étaient susceptibles de faire rêver les footballeurs tchèques désireux de gloire et... d’argent. Les hockeyeurs, quant à eux, bûchaient leur anglais dans la perspective de se mettre en valeur dans le championnat professionnel nord-américain (LNH). Ces derniers temps pourtant, les Tchèques se comptent en dizaines qui voient d’un œil bien différent les conditions de travail offertes en Russie, aussi bien financières que professionnelles. « Nous sommes surtout attirés par les...