Technologie Un mécanisme régional pour la promotion de l'énergie renouvelable
le 06 octobre 2000 à 00h00
C’est dommage que ce jeune metteur en scène veuille quitter le pays. Vraiment dommage. L’encre sur son diplôme en beaux-arts n’a pas encore séché. Patrick Hayek se dit indifférent à la situation du pays. La crise, les discours politiques rabâchés tant et tant de fois, il en a marre. Il veut être libre de ses choix, libre de vivre sa vie. La liberté, c’est d’ailleurs un des thèmes principaux qu’il traite dans la pièce Malla Aal’a (quel pétrin !) inspirée de textes du dramaturge polonais Slawomir Mrozek. Patrick Hayek parle vite et bien. Il vous explique en deux temps trois mouvements que devenir acteur c’est son rêve d’enfant. À douze ans, il se voyait déjà à Hollywood. «Mais c’est à Hollywood Furn el-Chebbak (Institut des beaux-arts de l’UL) que j’ai atterri. Je fais du théâtre parce que cela m’amuse, me procure une satisfaction énorme». En tant que metteur en scène, il attache une importance particulière au rythme de la pièce. Dans Malla Aal’a il tient le rôle d’un ophtalmologue qui reçoit la visite d’un grand-père et son petit-fils. Ces visiteurs sont à la recherche d’un certain Bertrand. Ils veulent sa tête. Dans le deuxième acte, trois naufragés sur une île. Ils n’ont rien de quoi se mettre sous la dent. La solution, pour eux, s’impose d’elle-même. Il faudra sacrifier quelqu’un. Qui sera la victime et à quel prix ? Les dialogues teintés d’ironie et le jeu des acteurs priment dans cette pièce. «Elle est loin du symbolisme ambiant. De même, elle n’a rien à voir avec les spectacles à grands moyens. C’est une pièce qui permet aux acteurs de déployer leur talent. Et aux spectateurs de sortir avec une certaine vision des choses». Une comédie noire aux confins de l’absurde. Patrick Hayek en parle avec vivacité et intelligence. Ce jeune homme sait ce qu’il veut. S’il en possédait les moyens ( il déplore, notamment, l’absence d’un théâtre qui présente les travaux des jeunes comme lui) il irait loin. Loin, tout en restant dans son pays natal.
C’est dommage que ce jeune metteur en scène veuille quitter le pays. Vraiment dommage. L’encre sur son diplôme en beaux-arts n’a pas encore séché. Patrick Hayek se dit indifférent à la situation du pays. La crise, les discours politiques rabâchés tant et tant de fois, il en a marre. Il veut être libre de ses choix, libre de vivre sa vie. La liberté, c’est d’ailleurs un des thèmes principaux qu’il traite dans la pièce Malla Aal’a (quel pétrin !) inspirée de textes du dramaturge polonais Slawomir Mrozek. Patrick Hayek parle vite et bien. Il vous explique en deux temps trois mouvements que devenir acteur c’est son rêve d’enfant. À douze ans, il se voyait déjà à Hollywood. «Mais c’est à Hollywood Furn el-Chebbak (Institut des beaux-arts de l’UL) que j’ai atterri. Je fais du théâtre parce que...
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