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Actualités - Chronologie

Vietnam Les enfants, principales victimes des inondations dans le delta du Mékong

Les enfants ont été les principales victimes des inondations dans le delta du Mékong, dans le sud du Vietnam, qui ont tués 100 d’entre eux sur un total de 120 morts, ont indiqué hier des responsables de la Croix-Rouge et les autorités provinciales. Les inondations, provoquées par la montée des eaux du Mékong en provenance du Cambodge et du Laos, ont ravagé depuis deux mois les provinces du delta du fleuve, la région la plus riche du Vietnam. Sensibles aux maladies et sujets à des noyades rapides, les enfants, dont les écoles ont été fermées, ont été souvent laissés seuls par leurs parents obligés de s’éloigner chaque jour davantage pour trouver nourriture et bois pour la cuisine. «Ce sont les enfants qui ont souffert le plus», a indiqué Dinh Cong Kham, président de la Croix-Rouge de la province de Dong Thap, à 150 km au sud-ouest de Hô Chi Minh-Ville. «La raison en est évidente : lorsque l’eau monte, les familles construisent des plates-formes près des toits de leurs maisons et, la nuit, les jeunes enfants peuvent tomber à l’eau pendant leur sommeil», a-t-il dit. «Les parents, alors que le temps passe, font moins attention à leur progéniture et passent plus de temps à chercher à manger. Ils confient la garde des plus jeunes aux aînés, mais il est facile de tomber à l’eau en jouant et de se noyer». La province de Dong Thap a enregistré le plus lourd bilan des 12 provinces de la région du Delta, avec 45 morts dont seulement 4 adultes, et les victimes avaient en général de 3 à 7 ans, a-t-il précisé. «Le bilan s’est alourdi à Dong Thap au cours des deux dernières semaines et il est plus élevé que dans les autres provinces», a ajouté M. Kham. Plus de deux millions d’habitants des provinces du Delta – qui comptent 16 millions d’habitants – ont eu leurs maisons inondées depuis le mois de juillet. Beaucoup d’entre eux ont été évacués, mais le manque de bateaux a laissé des milliers de familles bloquées sur des plates-formes érigées à la hâte près de leurs maisons. À Dong Thap, plus de 400 écoles ont été fermées en raison des inondations, certaines depuis plus d’un mois, et la situation est semblable dans la province voisine de Long An, selon les responsables. «Plus de 78 000 enfants sont privés d’école et il faudra encore au moins un mois pour que la situation revienne à la normale», a indiqué Tran Van Thao, responsable du Département des relations extérieures de la province. Les responsables ont aujourd’hui trois priorités : persuader les parents et les enfants de ne pas renoncer à l’éducation, empêcher la disette alimentaire et éviter les épidémies. «Les enfants sont plus sensibles à la maladie, en particulier les bébés. Lorsqu’ils tombent malades les parents ne peuvent pas les amener à l’hôpital du fait des inondations», a dit M. Thao. La crue historique du Mékong, la plus grave depuis une quarantaine d’années, a été provoquée par des pluies de mousson diluviennes qui sont tombées dès la fin juillet, bien en avance de la saison humide. Au-delà, des experts de l’Onu ont attribué la violence des inondations en partie à la déforestation intensive des dernières années dans la région, où la couverture forestière a fondu de 70 % en 1945 à 25 % en 1995. Parmi les autres causes, ils ont cité la diminution du nombre des rivières et la réduction du réseau d’irrigation, le défrichage des terres vierges, une urbanisation rapide et des précipitations anormalement élevées et fréquentes.
Les enfants ont été les principales victimes des inondations dans le delta du Mékong, dans le sud du Vietnam, qui ont tués 100 d’entre eux sur un total de 120 morts, ont indiqué hier des responsables de la Croix-Rouge et les autorités provinciales. Les inondations, provoquées par la montée des eaux du Mékong en provenance du Cambodge et du Laos, ont ravagé depuis deux mois les provinces du delta du fleuve, la région la plus riche du Vietnam. Sensibles aux maladies et sujets à des noyades rapides, les enfants, dont les écoles ont été fermées, ont été souvent laissés seuls par leurs parents obligés de s’éloigner chaque jour davantage pour trouver nourriture et bois pour la cuisine. «Ce sont les enfants qui ont souffert le plus», a indiqué Dinh Cong Kham, président de la Croix-Rouge de la province de Dong Thap,...