Expositions Accrochage collectif à la galerie Janine Rubeiz (photos)
le 22 septembre 2000 à 00h00
La galerie Janine Rubeiz (Raouché, immeuble Majdalani) accroche, jusqu’au 4 octobre, une quinzaine de toiles des quatre artistes suivant : Chafic Abboud, Manuel Amorim, Yvette Achkar et Karine Boulanger. Chafic Abboud n’est plus à présenter, pas plus qu’Yvette Achkar d’ailleurs. Tous les deux traitent la peinture dans le registre abstrait. Mais chacun a son style, reconnaissable. Émotion et sensibilité frémissante, toute en touches de tonalités lumineuses pour le premier. Fausse géométrie et déstructuration de l’espace toile, présentant un jeu subtil de nuances de blancs, qui laissent découvrir ça et là plusieurs couches de couleurs vives et fortes chez Yvette Achkar. Et en commun, une prédilection pour l’intensité expressive de l’huile. Les deux autres peintres sont étrangers et n’ont été présentés au public libanais qu’à l’occasion d’Artuel 2000 (le Salon d’art contemporain qui s’est tenu en juillet au Beirut Hall). Manuel Amorim est né à Lisbonne. Il a à son actif un grand nombre d’expositions en Europe comme aux États-Unis et certaines de ses œuvres font partie de collections publiques (Fond national d’art contemporain à Paris ; Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne, un musée à Tokyo…). Sur des toiles de grandes dimensions au bichromatisme dominant (bleu et mauve ou gris et bleu), l’artiste portugais fait émerger d’un univers cosmique une silhouette, un visage…Traitées en techniques mixtes, ses compositions, aux formes sans contours définis, ont cette aura de mystère qui fait voyager l’imaginaire… Karine Boulanger, elle, est née à Beyrouth, de père français et de mère bolivienne. Diplômée de l’École supérieure d’arts graphiques de Paris, elle a suivi les cours de peinture de l’atelier de Leonardo Crémonini aux beaux-arts de Paris. Ses œuvres font l’objet d’expositions régulières à Paris et à New York. Son style est particulier : des êtres et des objets figés, dans un cadre indéfini ou intemporel, des couleurs et des effets de peinture ancienne, et de la feuille d’or à profusion. À l’instar de cette barque, transportant deux enfants et leur chien, sur ce qui a l’air d’être un lac au milieu de nulle part… Ou cette nature morte aux poireaux, représentés, en gros plan, dans une économie de tonalités et de fioritures, qui évoquent cependant des effluves de nostalgie.
La galerie Janine Rubeiz (Raouché, immeuble Majdalani) accroche, jusqu’au 4 octobre, une quinzaine de toiles des quatre artistes suivant : Chafic Abboud, Manuel Amorim, Yvette Achkar et Karine Boulanger. Chafic Abboud n’est plus à présenter, pas plus qu’Yvette Achkar d’ailleurs. Tous les deux traitent la peinture dans le registre abstrait. Mais chacun a son style, reconnaissable. Émotion et sensibilité frémissante, toute en touches de tonalités lumineuses pour le premier. Fausse géométrie et déstructuration de l’espace toile, présentant un jeu subtil de nuances de blancs, qui laissent découvrir ça et là plusieurs couches de couleurs vives et fortes chez Yvette Achkar. Et en commun, une prédilection pour l’intensité expressive de l’huile. Les deux autres peintres sont étrangers et n’ont été présentés...
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