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Actualités - Chronologie

Les films à la télé Mieux vaut en rire (photos)

La semaine se présente sous un aspect drolatique ! «Le fanfaron» de Dino Risi est un exemple-type de la comédie à l’italienne, un genre dans lequel les cinéastes italiens brillèrent dans les années 60. Depuis, la recette «douce-amère» s’est perdue. «Any Wednesday» est un vaudeville à l’américaine dans lequel brille Jane Fonda. «Blame it on the Bellboy» est une farce à l’anglaise avec Dudley Moore. «Other People’s Money» joue sur le registre de la comédie sociale en opposant Gregory Peck à Danny De Vito. Et «The Fish That Saved Pittsburgh» est une comédie «sportive». Pour le reste, il y aura un western au titre explicatif «Cow Boy» et un film d’action «The Long Kiss Goodnight». Non, plus question de vous induire en erreur : Rear Window qui ne fut pas diffusé, il y a deux semaines, et qui est programmé à nouveau, n’est pas le film de Hitchcock mais son remake. Comme je vous l’avais dit, Christopher Reeve, paralysé dans la vie, reprend le rôle de James Stewart et c’est la blonde Daryl Hannah qui remplace une autre blonde, Grace Kelly. Jeff Bleckner a signé la mise en scène. Jason Kemp exerce brillamment le métier d’architecte. Mais après un terrible accident de voiture, il se retrouve totalement paralysé. Immobilisé dans une chaise roulante, il passe bientôt le plus clair de son temps à épier ses voisins d’en face. Un soir, les agissements de l’occupant d’un appartement qu’il surveille régulièrement l’incitent à croire qu’il vient d’assister au meurtre d’une jeune femme venue en visite. L’inspecteur Moore reçoit sa déposition mais, faute de preuves, l’enquête est close. Seule, Claudia, la collègue de Jason, prend ses assertions au sérieux... Diffusion lundi à 20h30 sur LBCI Récemment disparu, Vittorio Gassman a dominé de son immense talent la «comédie à l’italienne», un genre dans lequel sa verve et sa démesure faisaient merveille. Vous allez le retrouver ce soir dans un film particulièrement significatif de Dino Risi Le fanfaron. Un 15 août, à Rome, dans les rues désertes, Bruno Cortona conduit en trombe sa voiture de sport. Il cherche un endroit d’où téléphoner. S’étant arrêté pour boire à une fontaine, il voit à une fenêtre un jeune étudiant en droit, Roberto Mariani. Il lui demande de monter chez lui pour utiliser son téléphone. Après avoir parlé à Roberto, Bruno l’invite à déjeuner. Le restaurant est fermé. Bruno décide alors de prendre la route et entraîne, en commettant pas mal d’excentricités, l’étudiant dans une balade qui va durer deux jours. Il faut connaître Dino Risi pour mieux situer cette œuvre apparemment picaresque – dont les décors naturels font penser au «néo-réalisme» intimiste des années 50. Dans l’éparpillement des différentes sortes de sketches dont le film est composé, la mise en scène répond, en fait, au mouvement, à l’agitation perpétuelle de Bruno le hâbleur, jamais à court d’idées saugrenues (pour suivre des touristes allemandes jusqu’à un cimetière, proposer à un camionneur accidenté de lui racheter sa cargaison de réfrigérateurs, par exemple). La visite à la maison familiale de Roberto marque un changement de ton. Bruno voit des choses qui avaient échappé à Roberto, et ce garçon solitaire, bloqué, commence à comprendre ce qu’est la vie, au contact d’un farfelu qu’il ne trouvait pas, de prime abord, sympathique. Mais, en même temps, la vérité de Bruno se révèle. Apparaissent alors, dans la comédie, la noirceur et la cruauté typique de Risi. Dans son numéro, à la limite du cabotinage, Vittorio Gassman est remarquable. Il apporte avec lui le trouble, le dérangement, une fausse idée de bonheur, dont ses rapports avec sa femme et sa fille – il en vit séparé – montrent l’imposture. Ébloui, ravi, grisé, Roberto (Jean-Louis Trintignant tient ce rôle d’une manière étonnante) se laisse pourtant prendre. La fin du film apporte un goût de cendres et d’amertume. Diffusion mardi à 19h30 sur le Canal 9 Tous les ingrédients du vaudeville se retrouvent dans Any Wednesday de Robert Ellis Miller. Le riche propriétaire d’une grande firme (Jason Robards) installe sa maîtresse (Jane Fonda) dans un appartement dont les taxes sont déductibles sur les frais de la compagnie. Tous les mercredis, le millionnaire se rend dans l’appartement pour y retrouver sa belle. Mais voilà qu’un des associés zélés du millionnaire décide de fourrer son nez dans ce qui ne le regarde pas et d’aller visiter l’appartement en question... Vous avez, sans doute, deviné que Any Wednesday est l’adaptation d’une pièce de théâtre à succès. C’est drôle, enlevé et joué avec beaucoup d’aplomb par des comédiens qui savent tirer le meilleur parti du dialogue et des situations. Diffusion mardi à 23h30 sur Future TV Cowboy est l’un des huit westerns tournés par Delmer Daves. Cet ensemble de films, réalisés en moins de dix ans (1950-1959), forme une unité exemplaire et Daves passe avec le même talent du western «historique» (La Flèche brisée) au western «psychologique» (La Dernière caravane), sans oublier ces curieuses paraboles que sont Trois heures dix pour Yuma ou la Colline des potences. À un moment où la quasi-totalité des films de Daves ont disparu des cinémas, la télévision est donc le seul moyen de revoir les œuvres de cet auteur sensible que l’on aurait tort d’oublier au profit des réalisateurs d’aujourd’hui. À l’image du héros du film, joué par Jack Lemmon, le spectateur découvre peu à peu dans Cowboy un univers moins idyllique que d’habitude. Le Far West que peint ici Delmer Daves possède une étrange vérité et Frank Harris va, au cours du voyage qui le mène de Chicago au Rio Grande, se transformer et se persuader à son tour qu’«une vache vaut plus qu’un homme». Le choix de Jack Lemmon est une remarquable idée et la future vedette de La Garçonnière et de plusieurs films qui critiquent les conventions et l’hypocrisie de la société américaine s’oppose à Glenn Ford, symbole par excellence de la vie quotidienne westernienne. L’antagonisme puis la complicité de ces deux hommes permettent à Daves de brosser un panorama tout à fait original de l’univers westernien. Diffusion mercredi à minuit sur LBCI C’est une comédie de situations, autrement dit une farce à l’anglaise, que le Britannique Mark Herman a réalisé sous le titre de Blame it on the Bellboy dans lequel on retrouve le petit Dudley Moore se démenant dans des situations extravagantes, à cause de l’étourderie d’un garçon d’étage interprété par Bronson Pinchot, un rescapé de la télévision. En fait, ils sont trois Anglais, Melvyn, Michael et Maurice, qui débarquent le même jour à Venise, dans un hôtel de luxe, où leur courrier se perd... En effet, la confusion naît de leurs noms qui se ressemblent : Horton, Orton, Lawton. L’un d’entre eux est un mafieux qui attend un «contrat» particulièrement important, ce qui va compromettre les deux autres... Une comédie loufoque où quiproquos et chassés-croisés s’enchaînent brillamment. Diffusion mercredi à minuit sur Future TV Le milieu de la haute finance sert de toile de fond au film de Norman Jewison Other People’s Money. Issu d’un milieu modeste, Lawrence Garfield aime passionnément l’argent et la puissance qu’il accorde. À force de travail et de ruse, il a réussi à devenir l’un des financiers les plus en vue de Wall Street. Sa spécialité est le rachat d’entreprises vulnérables, qu’il démantèle sans état d’âme afin d’en extraire la moelle financière. Pour l’heure, il a jeté son dévolu sur la New England Wire and Cable, une entreprise à l’ancienne, entièrement dévouée à son PDG, Andrew Jorgenson. La New England étant sous-cotée en Bourse, Larry lance une OPA. Jorgensen décide de relever le défi : il engage une jeune avocate, Kate Sullivan, la propre fille de sa compagne Bea. Dès leur première entrevue, Larry tombe amoureux de Kate, ce qui n’entame aucunement sa détermination à vaincre. Une joute sans merci, faite d’escarmouches et de coups tordus, oppose les deux parties. Jusqu’au jour de l’assemblée générale, qui voit le triomphe de Larry, grâce, il est vrai, à la trahison de l’un des piliers de la New England et ami de longue date de Jorgenson. Pourtant ce dernier ne mord pas la poussière, même si Larry ramasse la mise : des industriels japonais se proposent à point nommé pour renflouer l’entreprise... De On the Heat of the Night à FIST, Norman Jewison a souvent eu à cœur de conjuguer efficacité et ambition (via des sujets à teneur sociale). Other People’s Money ne fait pas exception, même si le ton est celui de la comédie, présence de Danny De Vito oblige. En stigmatisant le pouvoir aveugle de l’argent-roi et la finalité non productive de l’activité des requins de Wall Street, Jewison se pose néanmoins en moraliste. Il remet ainsi au goût du jour la fable sociale qui fit la gloire d’un Frank Capra. Sans pour autant réussir à en restituer la force, sans doute par manque de réelle conviction, ou de sincérité. Reste une comédie intelligente, soutenue à train d’enfer par un duo de choc, le rondouillard Danny De Vito semblant être l’exact contraire du vénérable Gregory Peck (et de son image d’intégrité, véhiculée par l’une des carrières les plus riches de Hollywood). Diffusion jeudi à 22h30 sur MTV Il n’y a pas grand-chose à dire à propos de The Fish That Saved Pittsburgh de Gilbert Moses, sinon que c’est un de ces films dont on ne comprend pas très bien la raison d’être ; si ce n’est d’avoir essayé de séduire les amateurs de basket-ball. Il est donc question d’une équipe en pleine débâcle, qui ne parvient pas à gagner un match et qui, pour rejoindre le cercle des clubs gagnants, a recours à... l’astrologie. Les matchs constituent les seuls moments où il se passe quelque chose à l’écran avec Kareem Abdel-Jabbour en prime, si cela peut vous suffire ! Diffusion jeudi à minuit sur Future TV The Long Kiss Goodnight réunit, sur une même affiche, le metteur en scène Renny Harlin et l’actrice Geena Davis. Vous ne savez peut-être pas qu’ils étaient mariés à l’époque et que Renny Harlin, spécialiste du film d’action, voulut faire de sa femme (oscarisée pour The Accidental Tourist) une héroïne à la James Bond ! Puis, il lui fit tourner Cutthroat Island, où elle jouait les flibustiers, façon Errol Flynn. Deux lourds échecs qui sonnèrent le glas de leur union... La vie privée et les carrières ne s’amalgament jamais d’une manière heureuse... Quoi qu’il en soit The Long Kiss Goodnight cumule les effets sans se soucier de la vraisemblance d’un scénario qui ne tient pas la route. Et qui cumule les situations privisibles. Samantha, une jeune institutrice, souffre d’amnésie depuis ce jour où, huit ans plus tôt, elle fut découverte inanimée sur une plage. Sa fille, Caitlin, reste le seul lien avec sa vie antérieure. Puis, à la suite d’un accident de voiture, des souvenirs lui reviennent par bribes, des images violentes dans lesquelles elle a du mal à se reconnaître. Décidée à tout savoir sur son mystérieux passé, Samantha fait appel à Mitch Henessey, un détective privé. Ensemble, ils mènent l’enquête. Ils découvrent que, avant de perdre la mémoire, la douce Samantha s’appelait Charlie Baltimore et était une redoutable tueuse à gages au service du gouvernement américain. Diffusion samedi à minuit sur LBCI
La semaine se présente sous un aspect drolatique ! «Le fanfaron» de Dino Risi est un exemple-type de la comédie à l’italienne, un genre dans lequel les cinéastes italiens brillèrent dans les années 60. Depuis, la recette «douce-amère» s’est perdue. «Any Wednesday» est un vaudeville à l’américaine dans lequel brille Jane Fonda. «Blame it on the Bellboy» est une farce à l’anglaise avec Dudley Moore. «Other People’s Money» joue sur le registre de la comédie sociale en opposant Gregory Peck à Danny De Vito. Et «The Fish That Saved Pittsburgh» est une comédie «sportive». Pour le reste, il y aura un western au titre explicatif «Cow Boy» et un film d’action «The Long Kiss Goodnight». Non, plus question de vous induire en erreur : Rear Window qui ne fut pas diffusé, il y a deux semaines, et qui est...