L’Éthiopien Haile Gebreselassie n’a peut-être jamais autant mérité son surnom de «grand petit homme» que lundi soir, lorsque au terme d’un incroyable sprint, il a battu sur le fil le Kenyan Paul Tergat pour conserver son titre olympique du 10 000 m. Sa petite foulée bondissante, bien qu’handicapée par la douleur, a eu raison des grands arceaux du Kenyan à l’issue d’une ligne droite qui restera à tout jamais dans les mémoires. «Je n’avais jamais vécu une telle course si ce n’est sur une courte distance. J’ai vraiment survécu», avouait Gebreselassie qui, au terme d’un 10 000 m marqué par un duel entre Éthiopiens et Kenyans, devançait son rival de... 9 centièmes seulement. L’or autour du cou, il pouvait enfin dire la vérité sur cette saison difficile, perturbée par les problèmes de pieds. «J’ai bien failli ne pas courir, car mes douleurs des dernières années se sont réveillées à Zurich, dérangeant mon programme d’entraînement», racontait-il. Et c’est vraiment en dernière minute que le coureur de poche (1,64 m pour 53 kg) a décidé de faire le voyage en Australie, trouvant sur place une paire de chaussures spécialement adaptée à ses talons récalcitrants. Le héros d’Addis-Abeba Heureux de sa réussite, il en était presque à s’excuser d’avoir privé son «ami» Tergat de l’or. «Si l’on pouvait attribuer deux médailles d’or, je lui en remettrais une immédiatement, mais hélas il n’y en a qu’une», commentait «Gebre». Une générosité caractéristique pour le petit prince d’Arssi qui, tout au long de sa réussite personnelle, n’a pas oublié les siens au sens très large du terme. Dans la capitale, il vient en aide à beaucoup de gens, «la moitié d’Addis-Abeba», disent certains. Derrière l’athlète se cache désormais un homme d’affaires qui porte le costume pour rendre visite aux 800 employés du deuxième centre commercial ouvert dans la capitale. Il est un véritable héros. Tout le monde le reconnaît lorsqu’il arpente les rues de la ville, des petits aux grands, des commerçants aux mendiants.
L’Éthiopien Haile Gebreselassie n’a peut-être jamais autant mérité son surnom de «grand petit homme» que lundi soir, lorsque au terme d’un incroyable sprint, il a battu sur le fil le Kenyan Paul Tergat pour conserver son titre olympique du 10 000 m. Sa petite foulée bondissante, bien qu’handicapée par la douleur, a eu raison des grands arceaux du Kenyan à l’issue d’une ligne droite qui restera à tout jamais dans les mémoires. «Je n’avais jamais vécu une telle course si ce n’est sur une courte distance. J’ai vraiment survécu», avouait Gebreselassie qui, au terme d’un 10 000 m marqué par un duel entre Éthiopiens et Kenyans, devançait son rival de... 9 centièmes seulement. L’or autour du cou, il pouvait enfin dire la vérité sur cette saison difficile, perturbée par les problèmes de pieds....
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