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Actualités - Chronologie

Aucun danger pour l'espèce La fertilité humaine n'est pas menacée (photo)

Si les articles sur la limitation des naissances et la contraception sont nombreux dans la presse spécialisée et autres publications, ceux sur la fertilité restent plus rares. Or, depuis un certain temps, deux menaces graves planent sur l’humanité forçant l’attention des chercheurs scientifiques: le réchauffement de la planète et la baisse de la fertilité masculine. Les rapports faisant état d’une détérioration de la qualité du sperme et d’une baisse consécutive de la fertilité humaine se multiplient faisant craindre le pire. Une étude publiée dans la revue médicale de haut prestige «The Lancet», du 3 juin 2000 vient jeter une lumière neuve dans un domaine où les annonces alarmistes faisaient craindre le pire. Une étude, entreprise en Grande-Bretagne portant sur trois décennies (1961-1993), démontre que si la qualité de la semence humaine a baissé, la fertilité a augmenté, du moins en Grande-Bretagne, comme en attestent les statistiques nationales. Ces résultats, basés sur des données fiables, permettent de relativiser l’imminence de l’apocalypse que faisaient craindre les rumeurs alarmistes. Selon l’épidémiologiste Michael Joffe, du Collège impérial de Londres, même si on ne peut pas nier la survenue d’une diminution de la fertilité masculine, elle est contrebalancée par la fertilité compensatoire conjugale. L’espèce est sauvée! Auteur d’une étude basée sur des données recueillies par questionnaire auprès de 1540 individus, hommes et femmes, ayant engendré un enfant entre 1961 et 1993, Michael Joffe avoue avoir été lui-même surpris par les résultats de son enquête. Contrairement à ses prévisions, il a constaté que les conceptions récentes surviennent plus rapidement, comparativement aux décades précédentes. Par ailleurs, les conceptions le plus rapidement obtenues (zéro – un mois) ont accusé une proportion plus élevée dans les années 1991-1993 par rapport à celles des années 1961-1965 (respectivement 37% et 23%). Contrairement à son hypothèse de départ, Michael Joffe constate une nette augmentation de la fertilité des couples durant les plus récentes décades. L’explication avancée serait que les couples savent de mieux en mieux situer chronologiquement la période de l’éventualité d’une fécondation, étant mieux informés à ce propos. L’étude toutefois porte uniquement sur les couples n’ayant engendré qu’un enfant car il est impossible de comparer le temps mis pour concevoir auprès des couples stériles ou à l’opposé prolifiques. Pour l’auteur, les changements de comportement pourraient être à l’origine de l’élévation des taux de fertilité. Une libéralisation des mœurs combinée à une meilleure connaissance des mécanismes de la fécondité permettent d’avoir un enfant durant la période de vie considérée la plus propice, quitte à s’astreindre par la suite, si diverses raisons l’exigent, à un contrôle plus strict de sa fécondité. Un autre son de cloche On pourrait peut-être penser que l’étude du spécialiste britannique se base sur des données recueillies dans son pays répondant à des conditions de vie différentes de celles qui prévalent sur d’autres continents. Par ailleurs, dans le même numéro du Lancet, où paraissaient l’étude et les résultats des travaux du Pr Joffe, un groupe de médecins remarque, dans un texte collectif, que la baisse de la capacité fécondatrice du sperme est à tort considérée la principale cause de la diminution de la fertilité des couples. D’après eux, la naissance d’un enfant met en jeu une longue série de processus complexes et périlleux: spermatogénèse, production de l’ovule, transport des gamètes, fécondation, migration de l’embryon dans l’utérus, implantation... Ils impliquent autant de responsabilités dans l’arrivée d’un enfant que le sperme et son éventuelle baisse de capacité fertilisante. En conséquence, il faudrait en explorant le problème de l’hypofertilité, ne pas systématiquement tenir responsable la qualité du sperme. De nombreux autres facteurs peuvent intervenir pour empêcher la naissance d’un enfant.
Si les articles sur la limitation des naissances et la contraception sont nombreux dans la presse spécialisée et autres publications, ceux sur la fertilité restent plus rares. Or, depuis un certain temps, deux menaces graves planent sur l’humanité forçant l’attention des chercheurs scientifiques: le réchauffement de la planète et la baisse de la fertilité masculine. Les rapports faisant état d’une détérioration de la qualité du sperme et d’une baisse consécutive de la fertilité humaine se multiplient faisant craindre le pire. Une étude publiée dans la revue médicale de haut prestige «The Lancet», du 3 juin 2000 vient jeter une lumière neuve dans un domaine où les annonces alarmistes faisaient craindre le pire. Une étude, entreprise en Grande-Bretagne portant sur trois décennies (1961-1993), démontre que si...