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Actualités - Reportages

Pas assez exigeantes, malgré des structures qui les défavorisent(photo)

Aucune étude statistique n’a jamais été entreprise traitant du problème des femmes divorcées dans la société libanaise. «Officiellement, explique le sociologue Abdo Kahi, elles représentent le chiffre d’un pour cent de la population libanaise, mais ce chiffre semble être dépassé», dit-il. Une étude qualitative entreprise par des étudiants a cependant montré que les femmes divorcées ou séparées de leurs époux perdaient leur statut social. En effet, explique-t-il, «l’épouse est accablée par les tabous sociaux et les lois qui la culpabilisent et la punissent d’adultère alors qu’ils tolèrent parfaitement que l’homme trompe son épouse». Car, ajoute-t-il, la femme est responsable de la cellule familiale, de l’éducation de ses enfants, et elle n’a pas le droit, dans une société comme la nôtre, de transgresser les structures morales, sociales et religieuses. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle bon nombre de couples se maintiennent dans la mésentente, la femme cherchant à éviter de tomber sous le joug de ces tabous et de ces structures. Malheureusement, ajoute le Dr Kahi, «la femme libanaise n’est pas assez exigeante, et sa lutte ne suffit pas, contrairement à l’homme qui est plus énergique dans ses exigences. On dirait même qu’elle se plaît dans ces structures qui la défavorisent, car elle ne demande pas vraiment de changement». À ce titre, M. Kahi compare la condition de la femme libanaise à celle de la femme égyptienne qui a su imposer sa volonté et banaliser le divorce dans une structure islamique, alors qu’au Liban, il est plus moralisé et certainement moins banalisé.
Aucune étude statistique n’a jamais été entreprise traitant du problème des femmes divorcées dans la société libanaise. «Officiellement, explique le sociologue Abdo Kahi, elles représentent le chiffre d’un pour cent de la population libanaise, mais ce chiffre semble être dépassé», dit-il. Une étude qualitative entreprise par des étudiants a cependant montré que les femmes divorcées ou séparées de leurs époux perdaient leur statut social. En effet, explique-t-il, «l’épouse est accablée par les tabous sociaux et les lois qui la culpabilisent et la punissent d’adultère alors qu’ils tolèrent parfaitement que l’homme trompe son épouse». Car, ajoute-t-il, la femme est responsable de la cellule familiale, de l’éducation de ses enfants, et elle n’a pas le droit, dans une société comme la nôtre, de...