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Actualités - Chronologie

Gynécologie La coelioscopie, une technique qui a révolutionné la chirurgie

Qui, il y a cinquante ou même trente ans, aurait pu s’imaginer qu’arriverait un jour où il serait possible d’«opérer, sans ouvrir ?». Aujourd’hui la cœlioscopie permet cette extraordinaire performance grâce à cette technique qui ne cesse de se parfaire, la chirurgie gynécologique a été réellement révolutionnée. De nombreuses affections peuvent être opérées sans laisser des cicatrices-balafres d’antan. Inventée aux années 40, la cœlioscopie est une technique qui permet de voir l’intérieur de l’abdomen. Mais il a fallu plus de trente ans pour qu’elle puisse être couramment utilisée dans la pratique chirurgicale. À ses premiers débuts, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Clermont Ferraud (France), les applications se limitaient aux soins des infections des trompes responsables de stérilité. Les indications, par la suite, se sont diversifiées et la technique ne cesse de s’améliorer en élargissant l’éventail de ses applications. Grâce à elle et à la qualité du matériel miniaturisé, les interventions deviennent de moins en moins agressives. Il suffit de rappeler qu’instruments et appareils mesurent entre 5 et 10mm de diamètre et on s’attend à une miniaturisation ne dépassant pas 2mm. La performance consiste dans le fait qu’avec ces instruments lilliputiens, on réalise des «vraies et grandes» opérations qui exigent une préparation et de précautions identiques que celles des interventions classiques du passé. Grâce au système optique glissé par une minuscule ouverture, le chirurgien peut voir sur un écran l’intérieur du corps et l’organe sur lequel il a à intervenir. Les instruments chirurgicaux sont introduits par de petits trous pratiqués de chaque côté du ventre, juste au-dessus du pubis. Une fois l’opération terminée, le réveil s’opère attentivement surveillé, comme après une opération chirurgicale classique. L’hospitalisation est réduite et les cicatrices invisibles (une petite ligne de 1 cm). La convalescence est rapide et la durée de l’hospitalisation réduite de 50 %, en général. On ne peut tout opérer... Employée par un praticien expérimenté, la cœlioscopie ne présente pas plus de risques qu’une opération classique. Les risques sont réduits à condition certes que le chirurgien maîtrise bien la technique et que l’indication soit bien posée. À titre d’exemple, on pourrait citer l’hystérectomie (ablation de l’utérus) par cœlioscopie. Possible dans certains cas, elle serait dangereuse dans d’autres (utérus trop gros, déformé par un fibrome p.e.). Et il en est de même pour le cancer de l’ovaire, où le prélèvement par cœlioscopie n’est pas indiqué si l’obésité est une contre-indication. L’âge n’est pas un inconvénient en soi. Tout dépend de l’état de santé du sujet.
Qui, il y a cinquante ou même trente ans, aurait pu s’imaginer qu’arriverait un jour où il serait possible d’«opérer, sans ouvrir ?». Aujourd’hui la cœlioscopie permet cette extraordinaire performance grâce à cette technique qui ne cesse de se parfaire, la chirurgie gynécologique a été réellement révolutionnée. De nombreuses affections peuvent être opérées sans laisser des cicatrices-balafres d’antan. Inventée aux années 40, la cœlioscopie est une technique qui permet de voir l’intérieur de l’abdomen. Mais il a fallu plus de trente ans pour qu’elle puisse être couramment utilisée dans la pratique chirurgicale. À ses premiers débuts, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Clermont Ferraud (France), les applications se limitaient aux soins des infections des trompes responsables de...