Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Athlétisme : Drummond, le prince des clowns, prépare une bonne farce

Le sprinter américain Jon Drummond a pris l’habitude de rater les grandes occasions, mais cette fois-ci, pour ses derniers Jeux olympiques, son manager Emmanuel Hudson est convaincu que le «prince des clowns de la piste», comme il s’est surnommé lui-même, prépare une bonne farce à ses adversaires. Drummond, 32 ans depuis samedi, va courir le 100 m pour la deuxième fois aux jeux, en dépit de trois attaques de méningite cérébro-spinale ces dernières années. «Il est dans une forme de médaillable», estime Hudson. La preuve, à Berlin, lors du dernier grand meeting, Drummond a couru en 9 sec 96, mais terminé derrière Maurice Greene (9.86). «Il sait ce que c’est de gagner une médaille, car il l’a déjà fait», ajoute Hudson. C’était l’argent à Atlanta, avec le relais 4x100 m. Lors de l’épreuve individuelle, «il avait mal à l’estomac, mais il ne refera pas la même erreur», assure Hudson, avocat à Los Angeles et fondateur en 1996 de Hudson Smith International (HSI), la structure dans laquelle se sont regroupés les meilleurs sprinters mondiaux, dont Greene, le détenteur du record du monde, et Ato Boldon. Deux fois champion du monde du 4x100 m avec le relais américain, Drummond n’aurait jamais dû faire de l’athlétisme. À sa naissance, les médecins ont annoncé à ses parents qu’il ne marcherait jamais et souffrirait de déficiences mentales. Ce fils de pasteur a pourtant déjoué tous les pronostics, pour devenir d’abord une vedette au niveau universitaire. Un personnage unique Très éclectique et toujours prêt à rigoler, Drummond a fait parallèlement une belle carrière de chanteur de gospel. En 1993, il a sorti un disque qui a atteint le sommet du hit-parade, avec le groupe Kirk Franklin and the Family. Sur la piste, il ne porte par superstition qu’une seule chaussette, depuis qu’il s’est cassé un orteil lors d’une finale de 200 m universitaire. À 32 ans, il reste un grand combattant. «Jon est un personnage unique. Il a fait un long voyage pour arriver à ce niveau. Cette fois-ci, il est certainement plus près de gagner qu’il ne l’a jamais été», assure Hudson. Quant au manque de constance de son protégé, ces derniers mois, Hudson a une explication : «Il s’est économisé. Je pense que c’est parce qu’il n’a pas assez confiance en lui pour faire une grande course par semaine. Il a besoin de se concentrer sur les grandes occasions». Il y a quelques années, Drummond avait fait une prédiction : «Il faudra peut-être que j’attende d’avoir plus de 30 ans pour remporter la médaille d’or du 100 m aux jeux». À la cour du roi Greene et du prince Boldon, beaucoup le considèrent comme un clown. S’il réussit à rafler la médaille d’or du 100 m, ce sera la plus belle farce de sa vie.
Le sprinter américain Jon Drummond a pris l’habitude de rater les grandes occasions, mais cette fois-ci, pour ses derniers Jeux olympiques, son manager Emmanuel Hudson est convaincu que le «prince des clowns de la piste», comme il s’est surnommé lui-même, prépare une bonne farce à ses adversaires. Drummond, 32 ans depuis samedi, va courir le 100 m pour la deuxième fois aux jeux, en dépit de trois attaques de méningite cérébro-spinale ces dernières années. «Il est dans une forme de médaillable», estime Hudson. La preuve, à Berlin, lors du dernier grand meeting, Drummond a couru en 9 sec 96, mais terminé derrière Maurice Greene (9.86). «Il sait ce que c’est de gagner une médaille, car il l’a déjà fait», ajoute Hudson. C’était l’argent à Atlanta, avec le relais 4x100 m. Lors de l’épreuve...