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Actualités - Chronologie

Voix nouvelles Le nouveau profil des cantatrices (photo)

Malgré quelques exceptions, l’art lyrique, compte tenu des multiples exemples du passé, s’associe surtout au féminin à des silhouettes «poids lourds» et des performances d’âge canonique. L’art de la voix exigeant un entraînement, une expérience et un métier de trop longue haleine ne permettait l’excellence que bien tard dans la vie d’une cantatrice. Mais comme l’art lyrique est une délectation acoustique essentiellement, on fermait les yeux et on écoutait les trilles de rossignol qui s’échappaient d’une masse imposante de muscles et de graisse. Aujourd’hui, la réforme est radicale... Les belles voix sortent des gosiers très jeunes et les silhouettes sont longilignes... Exemple: Hélène Hébrard qui ne tardera pas, certes, à participer à un de nos festivals à Baalbeck, ou à Beiteddine, sa renommée franchissant vite les frontières... À quatorze ans, Hélène Hébrard chantait dans Jeanne au bûcher d’Arthur Honegger dirigée par Serji Ozawa, à la basilique de Saint-Denis, devant deux mille personnes... Aujourd’hui, à 25 ans, diplômée en histoire de la musique, blonde et mince comme une liane, dotée d’une voix de mezzo-soprano, après un dur et long apprentissage, Hélène Hébrard chante Mozart, Schumann, Händel, Bach. «Chaque mélodie, chaque opéra, dit-elle, est une peinture qu’il s’agit de retoucher sans cesse». En février passé, on l’a entendu à Paris dans La Flûte enchantée de Mozart. Puis en mai dans une œuvre contemporaine signée Bernard de Vienne. Très douée, cultivée, énergique et audacieuse, cette jeune Mozartienne se veut cantatrice digne de son temps... Chanter l’aide à trouver son propre équilibre, sa totale liberté. «Chaque rencontre avec le public est une œuvre à reconstruire»... Qu’on est loin, loin de divas tyranniques et suffisantes d’autrefois, faisant payer très cher à leur entourage le don fragile d’une voix...
Malgré quelques exceptions, l’art lyrique, compte tenu des multiples exemples du passé, s’associe surtout au féminin à des silhouettes «poids lourds» et des performances d’âge canonique. L’art de la voix exigeant un entraînement, une expérience et un métier de trop longue haleine ne permettait l’excellence que bien tard dans la vie d’une cantatrice. Mais comme l’art lyrique est une délectation acoustique essentiellement, on fermait les yeux et on écoutait les trilles de rossignol qui s’échappaient d’une masse imposante de muscles et de graisse. Aujourd’hui, la réforme est radicale... Les belles voix sortent des gosiers très jeunes et les silhouettes sont longilignes... Exemple: Hélène Hébrard qui ne tardera pas, certes, à participer à un de nos festivals à Baalbeck, ou à Beiteddine, sa renommée...