Pas moins de six réalisateurs iraniens étaient cette année à l’affiche du Lido, à l’occasion de la 57e Mostra de Venise, dont trois de la famille Makhbalbaf, la fille Samira, benjamine du jury, le père Mohsen et son épouse Marzyeh Meshkini, avec son premier film. Comme Dayereh (Le cercle) de Jafar Panahi, qui a obtenu le Lion d’or samedi soir, Marzyeh Meshkini évoque la condition féminine en Iran dans Roozi keh zan shodam (The day I became a woman/Le jour où je suis devenue une femme) un film en trois chapitres, sur trois générations de femmes : une fillette, une épouse et une grand-mère. Présenté dans le cadre de la Semaine internationale de la critique, ce film a reçu le prix de l’Unesco, ainsi que le prix Isvema, attribué par le syndicat national de la critique italienne. Le jour de son anniversaire, Hava, une fillette de 9 ans, cesse d’être une enfant pour devenir une femme. Elle n’a plus le droit de jouer avec le petit voisin et elle doit porter le tchador. Mais avant midi, l’heure de sa naissance, elle a va encore grappiller quelques moments d’insouciance et de liberté avant que son destin ne bascule. Dans le deuxième épisode, un homme divorce de sa femme parce qu’elle s’obstine à faire du vélo et, dans le troisième, une grand-mère solitaire essaie de combler le vide de sa vieillesse en achetant tous les produits de consommation dont elle a autrefois rêvé. Mohsen Makhbalfaf et Dariush Mehrjui présentaient au Lido les deux épisodes de Contes d’une île (Dastan hay-e-jazireh). Le réalisateur de Salam Cinema et Le silence aborde dans celui qu’il signe avec Shahabodin Farokh Yar, Testing democracy, l’élection du président Khatami. Marzieh Meshkini, sa deuxième épouse (la sœur de sa première femme), a été formée par la Makhmalbaf Film House, l’école qu’a créée chez lui, il y a quatre ans, Mohsen Makhmalbaf lorsque sa fille Samira a décidé de quitter l’école pour étudier le cinéma. Le cinéma doit être dans les gènes de la famille car, parmi les élèves, figure sa cadette Hana, 8 ans. Dans cette école familiale, on apprend aussi bien à faire du vélo, du patin et de la natation, qu’à maîtriser l’informatique, les langues, l’histoire de l’art et, bien sûr, les techniques du cinéma. Un cinéaste doit être fort, estime en effet Mohsen Makhmalbaf, et savoir voyager seul. Hana, la benjamine, a déjà tourné son premier film vidéo. Quant à son fils Meysam, photographe et monteur, il a réalisé un «making off» sur le tournage du Tableau noir, le film de Samira, primé au festival de Cannes. Un autre réalisateur iranien, né et formé à P aris, Nader Takmil Homayoum a présenté à la Mostra le court métrage C’est pour bientôt.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pas moins de six réalisateurs iraniens étaient cette année à l’affiche du Lido, à l’occasion de la 57e Mostra de Venise, dont trois de la famille Makhbalbaf, la fille Samira, benjamine du jury, le père Mohsen et son épouse Marzyeh Meshkini, avec son premier film. Comme Dayereh (Le cercle) de Jafar Panahi, qui a obtenu le Lion d’or samedi soir, Marzyeh Meshkini évoque la condition féminine en Iran dans Roozi keh zan shodam (The day I became a woman/Le jour où je suis devenue une femme) un film en trois chapitres, sur trois générations de femmes : une fillette, une épouse et une grand-mère. Présenté dans le cadre de la Semaine internationale de la critique, ce film a reçu le prix de l’Unesco, ainsi que le prix Isvema, attribué par le syndicat national de la critique italienne. Le jour de son anniversaire, Hava,...