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Actualités - Chronologie

Le gouvernement israélien prévient qu'il est allé au bout de ses concessions

Le gouvernement israélien a réaffirmé hier qu’il était allé aussi loin que possible dans les concessions sur Jérusalem et qu’un accord de paix dépendait désormais des Palestiniens. Selon trois de ses proches, M. Barak estime avoir fait le maximum et exclut de nouvelles concessions sur les Lieux saints dans la Vieille ville de Jérusalem, occupée et annexée par Israël en 1967. Le conflit principal porte sur la souveraineté sur l’esplanade où se trouvait jadis le Temple juif détruit par les Romains en l’an 70 et dont il ne subsiste que le Mur des lamentations. C’est sur cette même esplanade que se dressent les mosquées al-Aqsa et le Dôme du Rocher, troisième lieu saint de l’islam. M. Arafat, qui veut faire de Jérusalem-Est la capitale d’un État palestinien, exige une souveraineté palestinienne sur cette esplanade, ce que M. Barak refuse, tout en acceptant que les quartiers arabes de Jérusalem-Est passent sous le contrôle d’un futur État palestinien. «Israël ne pourra pas faire plus sur Jérusalem. C’est à Yasser Arafat de faire preuve de souplesse, mais il ne lui reste que trois semaines à un mois s’il ne veut pas rater une occasion historique», a prévenu hier Gilad Sher, l’un des principaux négociateurs israéliens. M. Sher n’a pas exclu de reporter le règlement du dossier de Jérusalem «à condition toutefois que les Palestiniens acceptent de conclure un accord définitif incluant une proclamation sur la fin du conflit israélo-palestinien». Le président Arafat a jusqu’à présent rejeté toute idée de report. Le ministre sans portefeuille Mikhaël Melchior, qui accompagne M. Barak à New York, a déploré le fait que «Yasser Arafat mette en danger la possibilité de parvenir à l’autodétermination de son peuple en s’accrochant à une vision falsifiée de l’histoire, selon laquelle les juifs n’auraient aucun lien avec le Mont du Temple». Pour sa part, la députée travailliste Colette Avital, également membre de la délégation israélienne, a souligné que «le Premier ministre ne peut aller au-delà des concessions auxquelles il a consenti lors du sommet de Camp David à propos de Jérusalem». Elle a rappelé que M. Barak avait accepté que les quartiers arabes de la partie orientale de la ville, où vivent au total 200 000 Palestiniens, passent sous contrôle palestinien et qu’en échange plusieurs colonies israéliennes proches de Jérusalem soient englobées dans les limites municipales de la ville.
Le gouvernement israélien a réaffirmé hier qu’il était allé aussi loin que possible dans les concessions sur Jérusalem et qu’un accord de paix dépendait désormais des Palestiniens. Selon trois de ses proches, M. Barak estime avoir fait le maximum et exclut de nouvelles concessions sur les Lieux saints dans la Vieille ville de Jérusalem, occupée et annexée par Israël en 1967. Le conflit principal porte sur la souveraineté sur l’esplanade où se trouvait jadis le Temple juif détruit par les Romains en l’an 70 et dont il ne subsiste que le Mur des lamentations. C’est sur cette même esplanade que se dressent les mosquées al-Aqsa et le Dôme du Rocher, troisième lieu saint de l’islam. M. Arafat, qui veut faire de Jérusalem-Est la capitale d’un État palestinien, exige une souveraineté palestinienne sur cette...