Toni Morrison, prix Nobel de littérature et auteur américain célèbre, ne cesse de mentionner Zora Neale Hurston, dont l’influence sur la littérature, du XXe siècle, de son pays a été plus que considérable. Toni Morrison n’hésite pas de proclamer sa dette à l’égard de celle qu’elle appelle «sa mère en écriture». Morte, en 1962, Zora Neal Hurston auteur de romans, de nouvelles et de deux ouvrages d’ethnologie, s’étant donnée pour tâche de restituer l’originalité et la richesse de la culture noire des États-Unis et d’en transmettre l’héritage. Son autobiographie, parue en 1942 (traduite en français, par Françoise Brodsky, un demi-siècle plus tard), est considérée comme un des volets les plus importants de l’entreprise intellectuelle de cette femme exceptionnelle. Née en 1901 dans une bourgade qui fut la première commune noire des États-Unis, Zora Neale Hurston sera le témoin des rituels de la vie quotidienne et des querelles et jalousies qui se règlent souvent à coups d’injures et de coups de fouet. Dès son enfance, Hurston est passionnée par les livres et elle dévore tout ce qui lui tombe sous la main. Élève brillante, elle sera exceptionnellement admise à l’université. Elle travaillera comme femme de chambre pour payer ses études, qu’elle poursuivra à la Howard University de Washington et sera admise, par la suite, à Barnard College, le pendant féminin de Columbia de New York, où elle sera l’unique étudiante noire. Elle y suivra l’enseignement de Franz Boas, célèbre ethnologue, devenant la première anthropologue de couleur noire. En 1927, elle retourne vivre dans le Sud pour recueillir le folklore noir et notamment les chants improvisés qui rythment jours et travaux de la population noire. La quête ethnologique va se mêler à l’autobiographie pour donner des ouvrages précieux sur l’Amérique profonde. Véritables journaux de voyages ethnographiques, ils mènent le lecteur dans des endroits insolites insoupçonnés: camps d’extraction de la térébenthine, chantiers de construction des voies de chemin de fer, les scieries. L’ethnologue doublée d’écrivain produira deux volumes extraordinaires sur la culture populaire noire, intitulés Tell my Horse et Mules and Men (Dis à mon cheval et Des mulets et des hommes). L’impact produit par ses livres placera Zora Neale Hurston parmi les figures majeures du mouvement artistique et littérature des années 20 et 30, appelé «Harlem Renaissance». Mais après avoir connu la gloire et la célébrité, elle sombrera dans l’oubli pour mourir en 1960, à 59 ans, dans une indifférence totale. Depuis quelques années, toutefois, ses livres sont redevenus des best-sellers, célébrant de manière inégalable la culture noire, celle de «son peuple».
Toni Morrison, prix Nobel de littérature et auteur américain célèbre, ne cesse de mentionner Zora Neale Hurston, dont l’influence sur la littérature, du XXe siècle, de son pays a été plus que considérable. Toni Morrison n’hésite pas de proclamer sa dette à l’égard de celle qu’elle appelle «sa mère en écriture». Morte, en 1962, Zora Neal Hurston auteur de romans, de nouvelles et de deux ouvrages d’ethnologie, s’étant donnée pour tâche de restituer l’originalité et la richesse de la culture noire des États-Unis et d’en transmettre l’héritage. Son autobiographie, parue en 1942 (traduite en français, par Françoise Brodsky, un demi-siècle plus tard), est considérée comme un des volets les plus importants de l’entreprise intellectuelle de cette femme exceptionnelle. Née en 1901 dans une bourgade...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.