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Actualités - Chronologie

Palestiniens Yasser Arafat réaffirme son droit à proclamer un Etat

Le chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a réaffirmé hier son «droit» à proclamer un État palestinien le 13 septembre prochain, en l’absence d’un accord de paix avec Israël avant cette date. «Nous aurions dû conclure toutes les négociations avant le 13 septembre, en conséquence j’ai le droit de déclarer un État palestinien», a déclaré M. Arafat aux journalistes, à l’issue d’un entretien avec le président sud-africain Thabo Mbeki. M. Arafat n’a toutefois pas dit qu’il allait effectivement procéder à une telle proclamation. «Je suis toujours accroché à l’espoir que nous pourrions encore conclure le processus de paix avant le 13 septembre», a souligné le leader palestinien. «Le président Clinton devrait nous aider à surmonter les obstacles sur les lieux sacrés à Jérusalem, sur l’acceptation du droit au retour des réfugiés ou à une compensation s’ils ne veulent pas revenir», a ajouté Arafat. «Ce sont les principaux obstacles. Il y a d’autres questions à surmonter», a-t-il déclaré. M. Thabo Mbeki a déclaré que l’Afrique du Sud soutiendrait la déclaration par Arafat d’un État palestinien. «Nous soutenons la formation, la naissance d’un État palestinien», a déclaré le président sud-africain. «Quand le jour viendra, tous ceux d’entre nous qui ont conseillé de retarder l’échéance auront l’obligation de reconnaître que nous avions pris un tel engagement», a ajouté M. Mbeki. Le président sud-africain faisait référence au conseil donné l’an dernier par la plupart des pays occidentaux à Arafat de retarder la proclamation d’un État palestinien le 5 mai 1999. «Tous ceux qui ont conseillé un report, porteur de risques, ont l’obligation morale, l’obligation politique, de répondre maintenant de la même manière que l’Autorité palestinienne avait répondu à notre demande», a dit M. Mbeki. Yasser Arafat devait rencontrer plus tard dans la journée d’hier l’ancien président sud-africain Nelson Mandela. Interrogé sur la question de savoir s’il souhaitait une implication de M. Mandela dans le processus de paix au Moyen-Orient, M. Arafat a répondu : «Absolument, au début de mes entretiens avec son excellence (M. Mbeki), j’ai dit que nous avions besoin de son aide». Appel à un sommet arabe Par ailleurs, le Conseil législatif palestinien a appelé hier à la tenue d’un sommet arabe d’urgence sur l’avenir de Jérusalem et le problème des réfugiés et soutenu la proclamation d’un État indépendant. Le Parlement de l’Autorité palestinienne, qui s’est réuni pour discuter des résultats des négociations de Camp David, a réclamé la réunion «urgente» d’un sommet arabe pour «soutenir la position palestinienne sur les questions de Jérusalem et des réfugiés», selon un communiqué publié à Ramallah. Le Conseil législatif réitère d’autre part «son appui à la proclamation d’un État palestinien indépendant le 13 septembre avec Jérusalem-Est pour capitale» et rejette «tous les projets israéliens de compromis sur un partage de souveraineté sur la Ville sainte», poursuit le communiqué. Le Conseil central de l’OLP (CCOLP) doit tenir une réunion avant la date-butoir du 13 septembre pour discuter de la proclamation d’un État palestinien, a affirmé son chef Salim Zaanoun. Lors d’une réunion le 3 juillet à Gaza, quelques jours avant le sommet de Camp David, le CCOLP s’est engagé à proclamer un État le 13 septembre, même sans accord de paix avec Israël. Israël a mis en garde contre des violences en cas de proclamation unilatérale de l’État palestinien et les États-Unis ont menacé de réviser totalement leurs relations avec les Palestiniens dans cette hypothèse.
Le chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a réaffirmé hier son «droit» à proclamer un État palestinien le 13 septembre prochain, en l’absence d’un accord de paix avec Israël avant cette date. «Nous aurions dû conclure toutes les négociations avant le 13 septembre, en conséquence j’ai le droit de déclarer un État palestinien», a déclaré M. Arafat aux journalistes, à l’issue d’un entretien avec le président sud-africain Thabo Mbeki. M. Arafat n’a toutefois pas dit qu’il allait effectivement procéder à une telle proclamation. «Je suis toujours accroché à l’espoir que nous pourrions encore conclure le processus de paix avant le 13 septembre», a souligné le leader palestinien. «Le président Clinton devrait nous aider à surmonter les obstacles sur les lieux sacrés à Jérusalem, sur...