Brian de Palma Les phantasmes et l'obsession et l'image, surtout l'image (photo)
le 04 août 2000 à 00h00
Au début, c’était l’image. Et ça n’a jamais cessé. Rares sont ceux qui comme lui maîtrisent à ce point la distorsion d’un inconscient cinématographique collectif, d’une mythologie presque: l’image. Ces images presque familières qu’ils s’emploient à faire leurs, qu’ils phantasment, qu’ils recréent, qu’ils nous donnent à (rece)voir, à garder sur rétines. Lui, c’est Brian De Palma. Rares sont les auteurs, les créateurs plutôt, qui tout en continuant à creuser un sillon, le même depuis plus de 25 ans, s’amusent à toucher à tout, Mission To Mars en est la dernière preuve, à surprendre, à se laisser prendre au jeu, l’image, encore et toujours. Il y a eu, en 1976, Obsession, et sa filiation, avouée, évidente, avec Hitchcock, sa fascination du maître, intelligente en diable, brillante même, parce que toujours porteuse d’image(s), toujours réactive. Il a continué, The Fury, en 1978, permettant à Kirk Douglas et John Cassavetes de (se) donner sans compter, de jouer sans filet. Il n’aime rien autant que la mystification, Brian De Palma, la dissection, le jeu. Pas seulement le jeu de ses comédien(ne)s, loin de là, mais aussi et surtout le jeu avec le spectateur, chaque spectateur qui finit par devenir, malgré lui, acteur. Body Double en est un bel exemple, De Palma et ses images, emmenant chacun de nous exactement là où nous croyions qu’il allait le faire, «mais qu’il est prévisible», nous disions-nous, souvent malgré un premier choc, pour sursauter, trente secondes plus tard, de peur, de surprise, d’admiration ou de rage: ce diable de De Palma avait brisé le confort, il nous avait déjà remmené, ailleurs, second choc consécutif. Ce qu’il aime aussi, c’est travailler à partir de romans, l’histoire d’Eliot Ness et d’Al Capone pour The Untouchables. Un mot pour finir sur son chef-d’œuvre, à revoir, encore et toujours; Pacino et Penn mémorables, cela s’appelle «Carlito’s Way».
Au début, c’était l’image. Et ça n’a jamais cessé. Rares sont ceux qui comme lui maîtrisent à ce point la distorsion d’un inconscient cinématographique collectif, d’une mythologie presque: l’image. Ces images presque familières qu’ils s’emploient à faire leurs, qu’ils phantasment, qu’ils recréent, qu’ils nous donnent à (rece)voir, à garder sur rétines. Lui, c’est Brian De Palma. Rares sont les auteurs, les créateurs plutôt, qui tout en continuant à creuser un sillon, le même depuis plus de 25 ans, s’amusent à toucher à tout, Mission To Mars en est la dernière preuve, à surprendre, à se laisser prendre au jeu, l’image, encore et toujours. Il y a eu, en 1976, Obsession, et sa filiation, avouée, évidente, avec Hitchcock, sa fascination du maître, intelligente en diable, brillante même,...
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