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Actualités - Communiques Et Declarations

Hariri : il est prématuré de parler de cohabitation(photo)

Une «cohabitation» à la française avec le président Émile Lahoud n’est pas impensable, a estimé hier l’ancien chef de gouvernement Rafic Hariri, dans une brève déclaration à la presse après avoir voté dans la première circonscription de Beyrouth. «Il est prématuré d’en parler. Attendons les résultats», a toutefois commencé par affirmer M. Hariri, qui était relancé par les journalistes. «Depuis qu’il est entré en fonctions, le président Lahoud ne cesse de répéter qu’il est à égale distance de tous et qu’il respecte les institutions et la Constitution (…). Je n’ai pas de différend personnel avec le président Lahoud. Il le sait et l’affirme lui-même. À mon sens, la question de la possibilité ou de l’impossibilité de la cohabitation a été soulevée par le gouvernement, et non par le président. C’est le gouvernement actuel qui tente de provoquer des frictions parce qu’il est faible et que les résultats ne seront pas en faveur de ses candidats. Mais je suis certain que le président Lahoud est dans d’autres dispositions», a ajouté M. Hariri. Évoquant la transposition au Liban du modèle politique de la cohabitation, en France, entre le président Jacques Chirac et de son Premier ministre Lionel Jospin, évoquée par son allié Walid Joumblatt, M. Hariri a ajouté que l’exemple de la France montre «qu’il n’est pas nécessaire que le chef de l’État et le Premier ministre soient du même parti pour qu’ils travaillent ensemble. La Constitution les lie, ainsi que l’intérêt du pays». Conformément à la Constitution, le chef de l’État libanais désigne le Premier ministre après avoir mené des consultations parlementaires. Selon le texte, les consultations ne sont pas un vote mais le président est «lié» par leurs résultats. Répondant à une question sur les relations libano-syriennes, M. Hariri s’est prononcé, sur le plan politique, pour le «développement de ces relations, dans l’intérêt des deux pays», sans plus de précision. Il a également évoqué la complémentarité économique qui existe entre le Liban et la Syrie, ajoutant que la libéralisation des échanges économiques entre le deux pays seront plutôt dans l’intérêt du Liban, devant lequel le marché syrien est en ce moment fermé. Enfin, au sujet de «l’argent politique» qu’il est accusé de dépenser, M. Hariri a affirmé que ses ennemis politiques «considèrent à tort, comme argent politique, les prestations sociales que présente la Fondation Hariri depuis environ 25 ans». «Ils considèrent, a-t-il soutenu, que les 23 000 étudiants qui ont bénéficié de bourses d’études sont de l’argent politique, ou que les aides scolaires et les prestations sociales ou sanitaires ou l’aide accordée aux orphelinats, sont de l’argent politique. Mais c’est depuis 1976 ou 1977 que nous avons des institutions sociales et que nous envoyons des élèves à l’étranger, sans arrière-pensée politique ou confessionnelle».
Une «cohabitation» à la française avec le président Émile Lahoud n’est pas impensable, a estimé hier l’ancien chef de gouvernement Rafic Hariri, dans une brève déclaration à la presse après avoir voté dans la première circonscription de Beyrouth. «Il est prématuré d’en parler. Attendons les résultats», a toutefois commencé par affirmer M. Hariri, qui était relancé par les journalistes. «Depuis qu’il est entré en fonctions, le président Lahoud ne cesse de répéter qu’il est à égale distance de tous et qu’il respecte les institutions et la Constitution (…). Je n’ai pas de différend personnel avec le président Lahoud. Il le sait et l’affirme lui-même. À mon sens, la question de la possibilité ou de l’impossibilité de la cohabitation a été soulevée par le gouvernement, et non par le...