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Actualités - Chronologie

Le Bourget, Le Bourget !, les dernières paroles des pilotes

«Le Bourget, Le Bourget !» : ce sont les derniers mots du copilote du Concorde juste avant que le supersonique d’Air France ne s’écrase sur Gonesse, faisant 113 morts le 25 juillet. Selon la transcription de l’enregistreur du cockpit, l’autorisation de décollage est donnée à 14h42 minutes et 17 secondes. À 14h43 minutes et 13 secondes, la tour de contrôle de Charles-de-Gaulle-Roissy-en-France annonce : «Vous avez des flammes, vous avez des flammes derrière vous !». Sept secondes plus tard, l’officier mécanicien navigant annonce «panne moteur deux», puis il demande «coupe le moteur deux» quatre secondes plus tard. «Procédure feu réacteur», dit le pilote Christian Marty. «Ça brûle bien et je suis pas sûr que ça vient du moteur», répond la tour de contrôle. «Train sur rentrée», annonce le commandant de bord. «Vous avez de fortes flammes derrière vous», insiste la tour de contrôle. «Faites à votre convenance, vous avez la priorité pour le retour sur le terrain», insiste-t-il. «Est-ce que tu coupes le réacteur 2 là ?», demande Christian Marty. Le copilote Jean Marcot ne répond pas, mais dit : «Le train ne rentre pas». À 14 heures, 44 minutes et 13 secondes, il crie «Le Bourget, Le Bourget !», au moment où l’avion est dans une situation désespérée avec deux moteurs en panne et un énorme incendie qui dévore son aile gauche. Il souhaite se rendre sur l’aéroport du Bourget tout proche. Le contrôleur de Roissy demande alors aux pilotes de revenir sur l’aéroport Charles-de-Gaulle dont il vient. «De Gaulle, tour, du pompier leader, l’autorisation pour pénétrer sur la 26 droite», disent les secours. Le contrôleur aérien corrige : «Pompier leader, correction, le Concorde retourne sur la piste 09 en sens inverse». Le pilote Christian Marty répond : «Trop tard», puis «pas le temps, non». «Négatif, on essaye le Bourget», insiste Jean Marcot. Le compteur de l’enregistreur marque alors 14h44 minutes et 22 secondes. À 14h44minutes et 26 secondes, Jean Marcot crie : «Non !». À 14h44minutes et 31 secondes, l’enregistrement s’arrête.
«Le Bourget, Le Bourget !» : ce sont les derniers mots du copilote du Concorde juste avant que le supersonique d’Air France ne s’écrase sur Gonesse, faisant 113 morts le 25 juillet. Selon la transcription de l’enregistreur du cockpit, l’autorisation de décollage est donnée à 14h42 minutes et 17 secondes. À 14h43 minutes et 13 secondes, la tour de contrôle de Charles-de-Gaulle-Roissy-en-France annonce : «Vous avez des flammes, vous avez des flammes derrière vous !». Sept secondes plus tard, l’officier mécanicien navigant annonce «panne moteur deux», puis il demande «coupe le moteur deux» quatre secondes plus tard. «Procédure feu réacteur», dit le pilote Christian Marty. «Ça brûle bien et je suis pas sûr que ça vient du moteur», répond la tour de contrôle. «Train sur rentrée», annonce le commandant...