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Actualités - Chronologie

Saint Martins, l'école des stars du stylisme (photos)

Où donc ont été formés John Galliano, Alexander McQueen, Noaka Yokohama, meilleure styliste (sacrée) pour l’année 1999 de la mode féminine, ou encore le Thaïlandais Teerbal Sonariatt, «crack» très applaudi lors de la dernière Semaine de la mode ? Une seule référence pour cette tribu internationale des talents : le collège de Saint-Martin de Londres (Saint Martins College of Art and Design). Centre grouillant à réputation mondiale, cette institution élitiste se présente à l’heure actuelle comme la plus importante pépinière de talents, le mot d’ordre n’est pas «le talent suffit»... mais «apprendre à se vendre». Sous la baguette de la vénérable Mrs. Jane Rapley, les petits génies de la coupe apprennent la philosophie des ciseaux et la stratégie de la commercialisation... «La mode, ce n’est pas seulement la gloire», proclament les prospectus d’initiation. «C’est une longue chaîne d’expériences et d’expertises qui débute à la table de coupe pour se terminer au compte rendu de la presse». Pragmatique, l’enseignement ne vise pas à former des virtuoses de la création uniquement, mais aussi des éléments bien préparés aux arcanes de la vaste et tortueuse industrie de la mode. «Nos élèves, poursuit Jane Rapley, sont recrutés parmi les passionnés à condition qu’ils soient assez autonomes pour se prendre en charge. Ils doivent être conscients de ce que veut le consommateur tout en demeurant artistes. Ils se doivent d’être brillants sans pour autant oublier d’être comptables». Si des divas et des créateurs de génie sont sortis de Saint Martins, ils ne sont pas les plus adulés par l’institution. «Notre rôle n’est pas de produire des vedettes, explique la directrice, mais de permettre, à tous, de trouver leur voie, de s’exprimer. Nous savons mettre à leur juste place les stars. Nos professeurs ont tous une solide expérience pédagogique et professionnelle. Notre enseignement vise à familiariser au maximum l’étudiant avec la réalité industrielle de manière à élargir l’éventail des possibilités professionnelles». L’école possède, en effet, des ateliers où les étudiants impriment eux-mêmes leur tissu, et les études comprennent non seulement la conception et l’exécution de vêtements mais aussi la formation en journalisme spécialisé. «Quand un créateur veut lancer une collection, commente Jane Rapley, il doit pouvoir pour un article de lancement ne pas dépendre d’une copine journaliste fraîchement engagée comme pigiste dans quelque publication confidentielle. Une campagne a des règles et un savoir-faire (et écrire) qu’un styliste se doit de connaître. Comment évolue-t-on les résultats de la Saint Martins ? «Par le fait que tous les diplômés font carrière. Le taux d’emploi à la sorite est de l’ordre de 95 %. Beaucoup de créateurs se lancent à leur compte, mais tous ou presque ont un emploi. Mais il faut aussi dire qu’il y a un important pourcentage d’étudiants qui ne terminent pas leurs études...».
Où donc ont été formés John Galliano, Alexander McQueen, Noaka Yokohama, meilleure styliste (sacrée) pour l’année 1999 de la mode féminine, ou encore le Thaïlandais Teerbal Sonariatt, «crack» très applaudi lors de la dernière Semaine de la mode ? Une seule référence pour cette tribu internationale des talents : le collège de Saint-Martin de Londres (Saint Martins College of Art and Design). Centre grouillant à réputation mondiale, cette institution élitiste se présente à l’heure actuelle comme la plus importante pépinière de talents, le mot d’ordre n’est pas «le talent suffit»... mais «apprendre à se vendre». Sous la baguette de la vénérable Mrs. Jane Rapley, les petits génies de la coupe apprennent la philosophie des ciseaux et la stratégie de la commercialisation... «La mode, ce n’est pas...