Un sommet israélo-palestinien n’est pas encore en vue, mais il existe aujourd’hui «une opportunité extraordinaire de faire la paix», ont estimé lundi les chefs de la diplomatie israélien et français Shlomo Ben Ami et Hubert Védrine à l’issue d’un entretien à Paris. «On n’est pas encore préparé pour ce sommet», a déclaré à la presse le ministre israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben Ami, tout en soulignant les «progrès accomplis à Camp David» en juillet dernier. «Nous sommes en train d’essayer maintenant d’articuler ces progrès pour créer une plate-forme et analyser jusqu’où on peut avancer sur les sujets de Jérusalem, des réfugiés palestiniens, des implantations, des territoires, et des frontières», a précisé le ministre. M. Ben Ami s’est d’autre part refusé à entrer dans les détails des propositions égyptiennes pour trouver une solution au problème de Jérusalem-Est, à l’origine de l’échec du sommet de Camp David, en juillet dernier, sous l’égide des États-Unis, pour aboutir à un règlement final des territoires palestiniens. «La proposition égyptienne incite à la discrétion», a-t-il dit, tout en souhaitant qu’elle soit «modifiée pour réconcilier les différents points de vue». Il a estimé que l’escale du président américain Bill Clinton en Égypte «aura pour objectif d’avancer sur ce sujet». Une source proche de M. Ben Ami a confirmé les informations de presse selon lesquelles l’Égypte a proposé que les lieux saints musulmans et juifs de Jérusalem soient placés sous souveraineté internationale, la souveraineté sur la vieille ville restant pour l’instant sans solution. Yasser Arafat «n’a pas accepté les idées égyptiennes», a dit M. Ben Ami tout en soulignant que les parties réfléchissaient à «des formules créatives» pour aboutir à une solution. Tout en reconnaissant qu’il restait encore des «difficultés considérables» à surmonter, Hubert Védrine a tenu à souligner «le moment exceptionnel» auquel sont confrontées les parties. «Il y a, et je pèse mes mots, une opportunité extraordinaire pour faire la paix», a-t-il estimé. M. Ben Ami a dit «partager l’analyse de M. Védrine». À propos de la proclamation prévue le 13 septembre d’un État palestinien, M. Védrine a enfin indiqué que «personne ne souhaite en Europe» qu’une telle décision soit prise par une sorte de «dépit» résultant de l’impossibilité de parvenir à un accord. «Il nous semble en ce moment que la recherche de la solution de paix, possible maintenant, devrait prédominer, mais c’est à Arafat de décider», a affirmé M. Védrine.
Un sommet israélo-palestinien n’est pas encore en vue, mais il existe aujourd’hui «une opportunité extraordinaire de faire la paix», ont estimé lundi les chefs de la diplomatie israélien et français Shlomo Ben Ami et Hubert Védrine à l’issue d’un entretien à Paris. «On n’est pas encore préparé pour ce sommet», a déclaré à la presse le ministre israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben Ami, tout en soulignant les «progrès accomplis à Camp David» en juillet dernier. «Nous sommes en train d’essayer maintenant d’articuler ces progrès pour créer une plate-forme et analyser jusqu’où on peut avancer sur les sujets de Jérusalem, des réfugiés palestiniens, des implantations, des territoires, et des frontières», a précisé le ministre. M. Ben Ami s’est d’autre part refusé à entrer dans les...
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