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Actualités - Chronologie

Insolite - La détention puis l'hôpital Tous parents de l'ex-prisonnier de guerre

Le dernier prisonnier connu de la Deuxième Guerre mondiale, rapatrié il y a une dizaine de jours en Hongrie après cinquante-trois ans dans un hôpital psychiatrique russe, se découvre tous les jours de nouveaux parents. Andras Tamas, 75 ans, souffre cependant de troubles de la mémoire et ses médecins attendent d’abord qu’il précise au moins d’où il vient exactement avant de donner éventuellement suite aux affirmations de ceux qui revendiquent des liens de parenté avec lui. «Le nombre des personnes assurant faire partie de sa famille grossit de trois ou quatre par jour», indique le docteur Andras Veer, directeur de l’Institut national de Budapest pour la psychiatrie et la neurologie, qui supervise le traitement médical de ce patient hors du commun. «Dès qu’il nous donnera des indications, les autorités feront le rapprochement avec sa famille», selon lui. Andras Tamas avait été fait prisonnier par l’armée soviétique juste avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale puis interné en 1947 à l’hôpital psychiatrique de Kotelnich, à 800 kilomètres à l’est de Moscou. Il est le prisonnier de la Deuxième Guerre mondiale qui est resté le plus longtemps loin de son pays. Il fut traité pour schizophrénie et doit être soigné pour ses problèmes d’amnésie, d’hypertension et ses troubles auditifs. Cinquante-cinq ans sans écrire Il ne figure pas sur les registres d’état civil de la région de Martin, autrefois hongroise et désormais située dans le centre de la Slovaquie, alors qu’il a mentionné ce nom à plusieurs reprises. Ses médecins ont décidé d’interdire les visites des soi-disant parents, considérant que M. Tamas «n’a pas semblé heureux et n’a pas apprécié» de recevoir trois femmes, l’une assurant être son épouse et les deux autres ses filles, a indiqué le docteur Veer. «Nous n’allons pas donner suite aux demandes de visites de ceux qui revendiquent des liens de parenté avec lui. Nous devons le protéger», a justifié le médecin Selon lui, le registre national d’état civil hongrois et des organisations internationales pourraient aider à la recherche de la vérité quant à son identité. L’état de santé du patient «s’améliore constamment», selon le médecin, qui précise qu’il avait commencé à parler avec son compagnon de chambre et qu’il a écrit quelques mots en hongrois. «C’est un progrès important car après tout, il n’a pas tenu un stylo durant cinquante-cinq ans», selon le médecin, qui ajoute que Andras Tamas «a jusqu’à présent répété qu’il était interdit d’écrire en hongrois, faisant référence à la règle en vigueur dans les camps de prisonniers». Les tests pratiqués sur lui depuis la semaine dernière montrent selon ses médecins qu’il est sain d’esprit. Il devrait recevoir «très bientôt» une prothèse pour remplacer la jambe droite dont il a été amputé il y a deux ans en raison de problèmes de circulation.
Le dernier prisonnier connu de la Deuxième Guerre mondiale, rapatrié il y a une dizaine de jours en Hongrie après cinquante-trois ans dans un hôpital psychiatrique russe, se découvre tous les jours de nouveaux parents. Andras Tamas, 75 ans, souffre cependant de troubles de la mémoire et ses médecins attendent d’abord qu’il précise au moins d’où il vient exactement avant de donner éventuellement suite aux affirmations de ceux qui revendiquent des liens de parenté avec lui. «Le nombre des personnes assurant faire partie de sa famille grossit de trois ou quatre par jour», indique le docteur Andras Veer, directeur de l’Institut national de Budapest pour la psychiatrie et la neurologie, qui supervise le traitement médical de ce patient hors du commun. «Dès qu’il nous donnera des indications, les autorités feront le...