La décision prise par le ministre de l’Éducation nationale et de la Culture, M. Mohammed Youssef Beydoun, de rouvrir les écoles normales dans les régions continue de susciter des remous. Hier, les anciens de la faculté de pédagogie de l’Université libanaise (UL) ont vivement critiqué ce qu’ils ont considéré comme des «calomnies et des allégations» lancées contre eux par le ministre. Pour leur part, les anciens des écoles normales ont riposté par un autre communiqué, insistant sur l’importance de la généralisation de ces institutions pour le développement des établissements dans les régions éloignées et sur l’application de la décentralisation. Dans leur communiqué, les anciens de la faculté de pédagogie de l’UL ont critiqué «le recours de M. Beydoun à des procédés de répression plutôt qu’au dialogue», évoquant les «menaces de poursuites proférées contre les enseignants, les allégations sur le manque de professeurs à la faculté et le fait de considérer que la campagne contre l’expansion des écoles normales avait un lien avec les élections législatives». Le communiqué note également les points suivants : «Le ministre, qui doit assumer la responsabilité de toutes les décisions qu’il prend, rejette en fait celle-ci sur des responsables régionaux», «Parler de la baisse du niveau des anciens de la faculté est une injustice faite aux milliers d’entre eux», «Il est inutile de parler d’une réforme des programmes puisque celle-ci représente, dans la faculté, un processus continu». Pour leur part, le anciens des écoles normales ont considéré que «le rôle de ces institutions est purement technique et consiste à fournir aux enseignants les outils nécessaires pour transmettre les connaissances à leurs élèves». «D’autre part, si la faculté de pédagogie a pour rôle de former des enseignants du secondaire, pourquoi ne le fait-elle pas alors qu’il existe un besoin réel dans ce domaine ?», poursuit le communiqué. «Si la faculté exige de former également les enseignants du complémentaire, cela aura beaucoup d’effets négatifs : au plan juridique, cela représente une infraction à la loi portant création du Centre pédagogique général, datant de 1971. Au plan pratique, les écoles normales peuvent mieux couvrir tout le territoire. Au plan financier, ce rôle réservé aux écoles normales permet de faire des économies. Par ailleurs, il importe de recruter 60 000 nouveaux membres pour sortir ce secteur de sa léthargie, étant donné que la moyenne d’âge est actuellement de quarante ans».
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