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Actualités - Chronologie

Le droit à la différence d'opinion, selon l'ancien Premier ministre (photo)

Inaugurant hier soir une nouvelle faculté de gestion à l’AUB, l’ancien chef du gouvernement Rafic Hariri a plaidé dans une allocution en faveur de la défense des libertés et du droit à la différence d’opinion. Il est vrai qu’au moment où il entamait son discours, M. Hariri a été hué par une vingtaine d’étudiants qui ont exprimé vocalement et avec des banderoles leur hostilité à sa personne et à son bilan politique. Un autre groupe d’étudiants s’est alors constitué pour, au contraire, soutenir l’ancien Premier ministre. Après la cérémonie, le président de l’AUB John Waterbury a déploré dans un communiqué cette «tentative visant à entraver le discours de Rafic Hariri, membre du “Board of trustees” (conseil de tuteurs) de l’AUB». «Tous les membres de l’université se doivent de respecter son droit à s’adresser à eux en tant que collègues et amis», souligne M. Waterbury, qui se dit «attristé qu’une petite minorité bruyante ait manqué de courtoisie» envers M. Hariri. Toujours est-il que dans son allocution, ce dernier a commencé en faisant l’apologie de la démocratie et des libertés, qui sont selon lui «parmi les plus importantes caractéristiques du Liban». «Tout le monde doit pouvoir s’exprimer en toute franchise, en toute liberté et sans crainte», a-t-il dit. «S’il n’y avait pas des étudiants pour manifester “contre” et d’autres pour manifester “pour”, ce ne serait plus l’AUB ici, et ce ne serait plus le Liban», a déclaré M. Hariri, affirmant «craindre pour le Liban de la pensée unique». «La vérité, nul ne la tient en entier. Elle est la propriété de tout le monde et chacun la voit de son propre point de vue», a-t-il estimé. «L’essentiel, selon lui, c’est la manière. Il faut que l’on puisse avoir un dialogue civilisé et qu’on s’écoute mutuellement». «Il existe aujourd’hui des gens qui ne veulent pas entendre ce que les autres ont à dire, ils veulent seulement se faire entendre, parce qu’ils croient avoir raison contre tout le monde», a-t-il encore dit. À noter que la nouvelle faculté inaugurée hier, la sixième de l’AUB, a coûté 40 millions de dollars. L’ancien chef du gouvernement a contribué à hauteur de dix millions à ce projet.
Inaugurant hier soir une nouvelle faculté de gestion à l’AUB, l’ancien chef du gouvernement Rafic Hariri a plaidé dans une allocution en faveur de la défense des libertés et du droit à la différence d’opinion. Il est vrai qu’au moment où il entamait son discours, M. Hariri a été hué par une vingtaine d’étudiants qui ont exprimé vocalement et avec des banderoles leur hostilité à sa personne et à son bilan politique. Un autre groupe d’étudiants s’est alors constitué pour, au contraire, soutenir l’ancien Premier ministre. Après la cérémonie, le président de l’AUB John Waterbury a déploré dans un communiqué cette «tentative visant à entraver le discours de Rafic Hariri, membre du “Board of trustees” (conseil de tuteurs) de l’AUB». «Tous les membres de l’université se doivent de...