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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyouth : marché toujours déprimé

Le marché des changes de Beyrouth est resté déprimé en raison de la réticence des opérateurs à l’offre comme à la demande du dollar en l’absence de nouvelles initiatives vis-à-vis des placements en actifs libanais ou en devises. Cela étant et compte tenu du maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a continué d’être confiné dans d’étroites limites. D’un côté, il a été fixé officiellement par la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, tout en se négociant, d’un autre côté, sur le marché interbancaire, au haut de cette fourchette en raison de la contraction de l’offre en dollar. En effet, la devise américaine a été pratiquement échangée par les établissements de crédit entre 1 513,75 et 1 514,25 LL mais dans des volumes d’affaires très minces, ne dépassant pas quelque quatre millions de dollars, en grande partie placés à l’achat et à la vente par les banques de la place à 1 514,00 LL, a-t-on appris de milieux cambistes. Rechute de l’euro À l’étranger, l’euro a continué de battre en retraite sur les marchés des changes internationaux hier, repassant à nouveau sous le seuil de 0,90 dollar, après la publication d’un indice IFP décevant sur le climat des affaires en Allemagne, à quelques heures de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de maintenir en l’état son principal taux directeur à 6,50 %. La faiblesse de l’indice IFO a fait chuter l’euro jusqu’à 0,8956 dollar, soit son plus bas niveau depuis trois mois, en alimentant les inquiétudes du marché sur la croissance économique européenne ainsi que sur l’orientation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). De ce fait, les opérateurs ont été très sensibilisés par l’annonce que le climat des affaires en Allemagne de l’Ouest s’est à nouveau dégradé le mois dernier, le baromètre IFO s’étant élevé à seulement 99,1 points contre 100,4 points en juin, soit nettement en dessous des prévisions des analystes qui tablaient sur une hausse de cet indice comprise entre 100,4 et 101,7 points en juillet. Selon les analystes, la croissance européenne, qui semble atteindre à la lumière de cet indicateur conjoncturel une limite de vitesse, commence à inquiéter sérieusement les marchés du fait de l’existence de pressions inflationnistes dans la zone euro, selon le dernier rapport d’Eurostat publié la semaine dernière. De ce fait, le marché craint qu’une éventuelle hausse des taux européens par la BCE le 31 août ou le 14 septembre ne fragilise la croissance et pèse davantage sur la monnaie unique. De plus, l’anticipation d’un statu quo monétaire aux États-Unis à l’issue de la réunion hier du comité de l’open market de la Fed est venue tirer à la hausse Wall Street et la Bourse électronique Nasdaq en drainant les capitaux étrangers vers les actifs américains, ce qui a largement favorisé le dollar. En outre, le billet vert a été également soutenu par d’autres anticipations au sujet d’une hausse de la croissance américaine au deuxième trimestre. À cet égard, les analystes tablent sur une augmentation de 5,4 % en glissement annuel du produit intérieur brut (PIB) américain au second trimestre lors de la deuxième estimation des chiffres provisoires de cet indicateur qui devrait être publié après-demain. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est davantage raffermi avant et après le statu quo monétaire de la Fed, se négociant à New York comme suit : – 0,8975 pour un euro contre 0,9015, la veille – 1,4830 pour un sterling contre 1,4865 – 2,1790 DM contre 2,1695 – 7,3090 FF contre 7,2765 – 1,7390 FS contre 1,7315 – 2 157,40 lires contre 2 147,85 – 108,35 yens contre 108,65. Bourse de Beyrouth : toujours sous le signe de Solidere À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été encore une fois soutenue hier par la remontée des actions A de Solidere, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice Lispi de toutes les valeurs libanaise cotées a regagné 0,34 % à 63,86 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 140,30 points. Ce mouvements s’est produit hier dans un marché un peu plus étoffé qu’auparavant avec 109 235 actions négociées d’une valeur globale de 685 848 dollars. Les marchés américains confiants après le statu quo monétaire Sur les places boursières internationales, les marchés américains, rassurés par le maintien des taux d’intérêt en l’état hier aux États-Unis, ont renoué franchement avec la hausse. Certes, une grande majorité d’analystes tablait depuis la veille sur ce statu quo monétaire après que la Fed eut procédé à six relèvements de taux depuis l’été dernier afin de freiner une croissance trop vigoureuse de l’économie américaine. Cette politique, qui semble avoir porté ses fruits en amorçant un atterrissage en douceur de l’économie aux États-Unis, a été très appréciée par la communauté financière. Toutefois, la Fed, en soulignant l’existence de risques inflationnistes, notamment à cause des tensions persistantes sur le marché du travail et du niveau très bas du taux de chômage, est parvenue à freiner l’engouement des investisseurs pour les valeurs américaines. Ce phénomène n’a pas tardé à entraîner quelques dégagements bénéficiaires, réduisant les gains de la cote américaine sans pour autant remettre en cause la tendance fondamentale haussière du marché. Cela étant, l’indice Nasdaq de la Bourse électronique a frôlé le seuil des 4 000 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 11 185,60 points et un plus bas à 11 081,28 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure locale de Beyrouth, 11 171,80 points, en hausse de 91,99 points sur la veille. Orientation mitigée des Bourses européennes Les Bourses européennes ont évolué de façons diverses mardi dans de faibles volumes, les investisseurs attendant l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine. L’indice Eurostoxx a cédé 0,01 % à 16h00 GMT tandis que l’Eurotop montait de 0,36 %. La Bourse de Londres a gagné 0,65 % mais Paris a cédé 0,88 %. «L’issue de la réunion de la Fed est chose pratiquement acquise mais le marché regardera si elle maintient son attitude restrictive», a noté un professionnel à propos des commentaires dont la Fed accompagnera sans doute l’annonce de sa décision. La perspective d’un maintien des taux américains a profité au secteur bancaire. Lloyds TSB a gagné 8,70 %, HSBC 2,17 % et Alliance & Leicester 2,73 %. BNP Paribas a pris 0,64 % et Société générale a gagné 1,21 %. Les retombées des très coûteuses enchères allemandes pour l’octroi des licences de téléphonie mobile UMTS ont à nouveau tiré les télécoms à la baisse. British Télécoms a cédé 3,69 % après avoir annoncé l’annulation des réunions de présentation d’un emprunt obligataire prévu de $10 milliards. BT a expliqué attendre les décisions des agences de notation quant à une éventuelle modification de sa note de crédit. Dans son sillage, Colt Telecom a perdu 1,66 % et Vodafone 1,13 %. France Télécom a abandonné 3,24 %, KPN 3,36 %, le finlandais Sonera a plongé de 8,11 % et Telefonica a perdu 4,70 %. Deutsche Telekom a cédé 2,36 %. Les équipementiers du secteur ont tiré les bénéfices de ce recul des opérateurs, les investisseurs cherchant des valeurs plus sûres. Le finlandais Nokia a gagné 4,2 %, Ericsson a pris 3,5 % mais Alcatel a perdu 3,91 %. Les pétrolières ont continué d’engranger les bénéfices de la flambée des cours du baril de pétrole. BP Amoco et Shell ont monté de 1,27 % et de 2,13 % mais TotalFina Elf a cédé 1,87 %. Tokyo : en forte hausse La Bourse de Tokyo a enregistré mardi sa plus forte progression depuis le 12 mai, les investisseurs institutionnels et étrangers se ruant sur des valeurs de l’électronique grand public telles que Toshiba Corp et Pioneer Corp. L’indice Nikkei 225 a gagné 414,56 points, soit 2,58 %, à 16 454,74. Les producteurs d’équipements de haute technologie se sont redressés après leurs pertes de lundi, tandis que les banques étaient également bien orientées, dans la mesure où les perspectives de nouvelles faillites après celle, le mois dernier, de la société de distribution Sogo Co Ltd ne se sont pas matérialisées, dissipant les craintes d’augmentation des créances douteuses. L’indice Topix s’est adjugé 21,33 points, soit 1,45 %, à 1 494,78, et le contrat septembre sur Nikkei 420 points à 16 460. «Plusieurs hautes technologiques ont gagné du terrain ce qui a profité à des secteurs comme les métaux non ferreux et producteurs d’autres matériaux», a commenté Hiroichi Nishi, de Nikko Securities. «La tendance des banques est également encourageante, car elle montre que les investisseurs reviennent dans le secteur, longtemps délaissé en raison des craintes suscitées par les créances». Le fabricant de produits audiovisuels Pioneer s’est octroyé 7,30 % à 4 100 yens, Société Générale Securities ayant porté son objectif de cours de 3 800 à 4 300 yens et confirmé sa recommandation «achat».
Le marché des changes de Beyrouth est resté déprimé en raison de la réticence des opérateurs à l’offre comme à la demande du dollar en l’absence de nouvelles initiatives vis-à-vis des placements en actifs libanais ou en devises. Cela étant et compte tenu du maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a continué d’être confiné dans d’étroites limites. D’un côté, il a été fixé officiellement par la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, tout en se négociant, d’un autre côté, sur le marché interbancaire, au haut de cette fourchette en raison de la contraction de l’offre en dollar. En effet, la devise américaine a été pratiquement échangée...