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Actualités - Chronologie

Territoires autonomes Funérailles officielles pour un notable palestinien tué par l'armée israélienne

Mahmoud Assad Abdallah, 73 ans, le mokhtar (chef traditionnel) du village de Sourda près de Ramallah tué par des militaires israéliens, a été enterré hier lors d’une émouvante cérémonie officielle en présence d’un millier de personnes. Enveloppé d’un drapeau palestinien, le corps de la victime a été sorti de l’hôpital de Ramallah et porté par des policiers en uniforme au son d’une fanfare jouant une marche de deuil puis monté dans une ambulance arborant également les couleurs palestiniennes. Mahmoud Abdallah, qui était de nationalité américaine, a ensuite été transporté près de son domicile où étaient réunies les femmes de la famille, en pleurs et portant, comme le veux la tradition musulmane, un foulard blanc couleur de deuil, avant que le cortège ne se rende à la mosquée proche du village de Sourda. Mahmoud Abdallah a ensuite été mis en terre dans un cimetière voisin, où une gerbe de fleurs jaunes a été déposée. La foule scandait : «Mahmoud Abdallah, tu es un martyr et Dieu t’aime», répétant la formule traditionnelle : «Avec notre sang et notre âme, nous te sanctifierons». Le représentant de l’OLP à Washington et neveu du défunt, Hassan Abdelrahmane, a participé aux funérailles aux côtés de deux ministres palestiniens, Jamil Tarifi (Affaires civiles) et Imad Falouji (Communications). Selon l’armée israélienne, des soldats en uniforme ont tiré dans la nuit du 15 au 16 août sur le notable après qu’il eut tiré sur eux à partir du toit de sa maison, le blessant grièvement. Il devait ensuite succomber. Dans un communiqué, l’armée israélienne a présenté ses excuses. L’armée a refusé d’indiquer ce que faisaient les militaires dans le village sous contrôle administratif palestinien ni à quelle unité ils appartenaient. Selon un des fils de la victime, Hisham Abdallah, son père avait l’habitude de dormir la nuit sur le toit pour surveiller les alentours contre d’éventuels cambrioleurs et avait «sans doute cru avoir repéré des voleurs». Dans une lettre officielle au nom de l’Autorité palestinienne, M. Tarifi a officiellement réclamé une commission d’enquête conjointe, affirmant qu’il s’agit d’un «crime» . L’Autorité a dénoncé dans cette missive les «pratiques inhumaines» de l’armée contre les Palestiniens et l’accuse d’avoir «bloqué pendant plus d’une heure une ambulance devant secourir la victime sous prétexte que l’endroit où a eu lieu le crime est une zone militaire fermée». M. Falouji, un ancien dirigeant du Mouvement de la résistance islamique Hamas, a pour sa part publiquement mis en garde les Israéliens que la poursuite de l’occupation leur coûtera cher en vies humaines. Plusieurs associations israéliennes des droits de l’homme ont demandé également au Premier ministre et ministre de la Défense Ehud Barak de désigner une commission d’enquête pour établir la vérité sur les circonstances de la fusillade et si l’armée a bel et bien retardé l’arrivée d’une ambulance.
Mahmoud Assad Abdallah, 73 ans, le mokhtar (chef traditionnel) du village de Sourda près de Ramallah tué par des militaires israéliens, a été enterré hier lors d’une émouvante cérémonie officielle en présence d’un millier de personnes. Enveloppé d’un drapeau palestinien, le corps de la victime a été sorti de l’hôpital de Ramallah et porté par des policiers en uniforme au son d’une fanfare jouant une marche de deuil puis monté dans une ambulance arborant également les couleurs palestiniennes. Mahmoud Abdallah, qui était de nationalité américaine, a ensuite été transporté près de son domicile où étaient réunies les femmes de la famille, en pleurs et portant, comme le veux la tradition musulmane, un foulard blanc couleur de deuil, avant que le cortège ne se rende à la mosquée proche du village de...