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Actualités - Chronologie

L'opposition espagnole accuse le gouvernement d'avoir bradé ses licences

L’attribution en Allemagne des licences UMTS pour un montant record de 50,519 milliards d’euros a déclenché une vive polémique en Espagne, où le gouvernement est accusé par l’opposition d’avoir bradé les quatre licences UMTS pour 1 % de cette somme. «Cela a été le plus gros cadeau de l’histoire économique de l’Espagne», s’est exclamé Jesus Caldera, porte-parole du Parti socialiste ouvrier espagnol, principale formation de l’opposition. Il a annoncé une offensive parlementaire du PSOE en septembre pour que l’Exécutif de José Maria Aznar (centre-droit) corrige «son erreur». Les socialistes réclament l’annulation de l’adjudication de mars dernier ou l’imposition de taxes aux concessionnaires des licences UMTS. Le 13 mars, au lendemain des législatives remportées à la majorité absolue par le Parti populaire de M. Aznar, le ministère du Développement, en charge des télécommunications, avait attribué quatre licences UMTS sur dossier. Elles étaient revenues aux trois opérateurs de téléphonie mobile existants, Telefonica Moviles, Amena (Retevision) et Airtel, ainsi qu’au consortium Xfera, dont les principaux actionnaires sont Vivendi-FCC (27,5 % du capital), le groupe constructeur espagnol ACS (20 %) et l’opérateur finlandais Sonera (15 %). Au total, le gouvernement a recueilli 516,8 millions d’euros, soit 1,02 % du résultat des enchères en Allemagne. Le géant espagnol des télécommunications Telefonica, une des entreprises adjudicataires, versera 126,20 millions d’euros pour la licence obtenue en Espagne contre 8,41 milliards d’euros pour une licence décrochée en Allemagne. «C’est un cadeau difficile à justifier si on prend en compte les intérêts généraux de l’État et des Espagnols», écrivait vendredi le quotidien madrilène El Pais (proche des socialistes). La ministre de la Science et de la Technologie, Ana Birulés, avait alors justifié la décision du gouvernement par les investissements des entreprises adjudicataires et par le fait que le téléphone portable UMTS fonctionnerait en Espagne avant d’autres pays européens (à partir d’août 2001).
L’attribution en Allemagne des licences UMTS pour un montant record de 50,519 milliards d’euros a déclenché une vive polémique en Espagne, où le gouvernement est accusé par l’opposition d’avoir bradé les quatre licences UMTS pour 1 % de cette somme. «Cela a été le plus gros cadeau de l’histoire économique de l’Espagne», s’est exclamé Jesus Caldera, porte-parole du Parti socialiste ouvrier espagnol, principale formation de l’opposition. Il a annoncé une offensive parlementaire du PSOE en septembre pour que l’Exécutif de José Maria Aznar (centre-droit) corrige «son erreur». Les socialistes réclament l’annulation de l’adjudication de mars dernier ou l’imposition de taxes aux concessionnaires des licences UMTS. Le 13 mars, au lendemain des législatives remportées à la majorité absolue par le...