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Actualités - Chronologie

Bill Clinton, un président à l'humilité croissante (photo)

Bill Clinton, qui a transmis le relais à son vice-président Al Gore à la convention démocrate de Los Angeles, a évoqué avec humour la fin prochaine de son bail à la Maison-Blanche. «Vous savez, à mesure que votre mandat s’approche de son terme, c’est une sorte de gradation, votre humilité va croissante», a-t-il dit devant une assemblée d’enseignants avant de rejoindre la convention du Parti démocrate. «Un ancien président m’a dit un jour qu’il lui avait fallu trois à quatre mois pour réaliser qu’il n’était pas perdu chaque fois qu’il entrait dans une pièce parce que plus personne ne jouait de musique», a ajouté Bill Clinton en allusion à l’hymne présidentiel «Hail to Chief». Al Gore sera officiellement investi demain par les délégués du Parti démocrate pour l’élection présidentielle du 7 novembre. Bill Clinton, qui a lancé la convention nationale, devait lui quitter les feux de la rampe après son discours pour ne pas faire d’ombre à son vice-président. Mais pour un homme qui ne se sent jamais mieux que derrière un micro, cette passation de pouvoirs ne va pas sans mal, même s’il dissimule son malaise derrière un sens réel de l’autodérision. «Nous déjeunions ensemble une fois par semaine depuis huit ans jusqu’à ce qu’il ait des choses plus importantes à faire», a-t-il ainsi confié, évoquant ses relations avec Gore. Ou encore : «Une des choses que j’ai apprises lorsque je suis devenu président, c’est que ce n’est pas parce que vous parlez qu’on vous écoute», agrémenté d’un clin d’œil à son auditoire du moment : «Je suis sûr que vous en avez fait l’expérience dans vos salles de classe». Premier président démocrate à avoir été réélu aux plus hautes responsabilités depuis Franklin Delano Roosevelt, au pouvoir de 1932 à 1945, Bill Clinton quittera la Maison-Blanche le 20 janvier 2001 après un bail de huit ans que la Constitution l’empêche de prolonger. De ses projets post-présidentiels, il dit notamment vouloir faire construire une bibliothèque présidentielle dans l’Arkansas. Et Clinton de résumer : «Lorsque les dictateurs perdent le pouvoir, ils perdent tout. Les démocrates, eux, vivent pour lutter un jour de plus, ou bien ils construisent des bibliothèques présidentielles». Hommage appuyé de Clinton à son épouse Bill Clinton a pris le temps de rendre un hommage appuyé à sa femme Hillary, une femme «toujours là pour (sa) famille» et une Première dame «toujours là» pour les enfants d’Amérique, dans son discours devant la convention démocrate à Los Angeles. Fréquemment interrompu par les applaudissements, M. Clinton, 54 ans, a salué celle qu’il avait rencontrée il y a trente ans sur les bancs de l’université, et mis en avant sa campagne pour un poste de sénateur au Congrès pour représenter l’État de New York. «Elle sera toujours là pour les familles de New York et d’Amérique», a déclaré M. Clinton, sous le regard ému de Hillary et de leur fille Chelsea, assises côte à côte dans les tribunes. «Depuis le jour où je l’ai rencontrée il y a 30 ans, elle a toujours été là pour nos enfants (en Amérique). Elle a été une grande Première dame. Elle a toujours été là pour notre famille», a ajouté M. Clinton, sans autre référence à ses turbulences conjugales. En tant que Première dame, «elle a fait un travail formidable», a-t-il insisté. Il avait peu avant salué le discours de son épouse, qui l’avait précédé sur le podium et s’était confondue en remerciements, avant de pousser à la fois sa candidature sénatoriale, et celle du vice-président Gore à la présidence. Tailleur bleu ciel et collier de perles, Mme Clinton est venue accueillir son époux après son discours, et c’est bras dessus bras dessous que le couple présidentiel a quitté le podium avec leur fille Chelsea. Les Clinton doivent quitter mardi Los Angeles, soucieux de ne pas faire de l’ombre à celui auquel Bill Clinton a implicitement passé le relais lors de son dernier discours en tant que président devant une convention démocrate.
Bill Clinton, qui a transmis le relais à son vice-président Al Gore à la convention démocrate de Los Angeles, a évoqué avec humour la fin prochaine de son bail à la Maison-Blanche. «Vous savez, à mesure que votre mandat s’approche de son terme, c’est une sorte de gradation, votre humilité va croissante», a-t-il dit devant une assemblée d’enseignants avant de rejoindre la convention du Parti démocrate. «Un ancien président m’a dit un jour qu’il lui avait fallu trois à quatre mois pour réaliser qu’il n’était pas perdu chaque fois qu’il entrait dans une pièce parce que plus personne ne jouait de musique», a ajouté Bill Clinton en allusion à l’hymne présidentiel «Hail to Chief». Al Gore sera officiellement investi demain par les délégués du Parti démocrate pour l’élection présidentielle du 7...