Le Cubain Javier Sotomayor est venu à Montauban et a vaincu. Une petite victoire à 2,28 m et dans un concours sans rival à son niveau, certes, mais qui semblait satisfaire le recordman du monde de la hauteur (2,45 m) pour sa première compétition après plus d’un an d’absence. «J’étais bien physiquement mais un peu nerveux», avouait Sotomayor qui n’avait pas sauté en compétition depuis le 30 juillet 1999, date de sa victoire aux Jeux panaméricains annulée le lendemain par un contrôle positif à la cocaïne. Le début d’une longue bataille qui s’est terminée favorablement par une réduction de suspension accordée le 2 août dernier par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). «J’étais heureux et j’ai fêté la nouvelle avec quelques amis, mais pas de joie débordante», se souvenait le Cubain, 32 ans, dont le visage ne laissait transpirer aucune émotion, rappelant qu’il n’avait jamais douté de son bon droit. «Je n’ai jamais douté de ma participation aux Jeux de Sydney, comme j’ai toujours pensé que l’IAAF abonderait dans mon sens». Mais cela ne signifie en rien que la cicatrice est refermée. «On verra après Sydney avec mes avocats s’il y a une possibilité d’une action en justice pour laver mon image qui a été ternie», indiquait Sotomayor, préférant pour l’heure penser à la préparation aux Jeux de Sydney. Car les 2,28 m ne suffiront pas. Il le sait et avoue qu’il faudra poursuivre la préparation technique dans tous les domaines et particulièrement l’impulsion qui lui a manqué à Montauban. En commençant par la préparation de sa prochaine sortie, vendredi à Monaco, pour sa première apparition en Golden League. Péripéties Un concours qu’il espère aborder plus sereinement que celui du sud-ouest de la France. Car le voyage en France fut plein de péripéties, de l’exclusion soudaine d’Espagne, suite au différend entre Espagnols et Cubains dans l’affaire Montalvo, à un saut en Italie pour une arrivée tardive lundi à Montauban. Sans compter l’absence de ses bagages à l’aéroport, qui l’a contraint à quelques achats imprévus et fait planer la menace d’un forfait jusqu’à leur arrivée au matin de la compétition. Le concours, il le préparait par un footing, quelques étirements en attendant sous le soleil que ses adversaires français et mauriciens s’usent sur de faibles barres. Lui débutait son concours en passant 2,19 m avec aisance puis 2,28 m en faisant trembler la barre. Seul à ce niveau, il échouait trois fois à 2,33 m. Pas de quoi inquiéter le Russe Viacheslav Voronin, auteur d’un bond à 2,40 m début août à Londres. Mais à croire Sotomayor, il lui reste du temps pour reprendre de la hauteur avant le voyage en Australie. «Le rêve serait de gagner le titre olympique, mais une médaille, quelle qu’elle soit, prouverait déjà que je suis de retour à mon meilleur niveau», affirmait le champion olympique de Barcelone.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Cubain Javier Sotomayor est venu à Montauban et a vaincu. Une petite victoire à 2,28 m et dans un concours sans rival à son niveau, certes, mais qui semblait satisfaire le recordman du monde de la hauteur (2,45 m) pour sa première compétition après plus d’un an d’absence. «J’étais bien physiquement mais un peu nerveux», avouait Sotomayor qui n’avait pas sauté en compétition depuis le 30 juillet 1999, date de sa victoire aux Jeux panaméricains annulée le lendemain par un contrôle positif à la cocaïne. Le début d’une longue bataille qui s’est terminée favorablement par une réduction de suspension accordée le 2 août dernier par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). «J’étais heureux et j’ai fêté la nouvelle avec quelques amis, mais pas de joie débordante», se souvenait le Cubain,...