Qu’est-ce que vous faites après la promenade ? «Eh bien, pas grand-chose, on va chez Tanit ou chez Abou el-Goss». Tanit c’est le seul bar de Tyr. Enfin pas vraiment un bar. C’est un tout petit restaurant-pub, briques apparentes, des voûtes, sympathique patron, sympathique ambiance, pas grand monde… Mais de bons petits whiskies. Et trois touristes. Deux Françaises et une Anglaise. De Hong Kong. Les deux Françaises sont là pour la deuxième fois, «en trois ans, ça s’est beaucoup amélioré, maintenant il y a trois rues commerçantes. Tyr va devenir une très belle ville touristique, mais y a du boulot, par exemple y a même pas de guide !». Ce qui les choque ? «Aucun urbanisme. On a fait un tour en bateau, de loin on dirait la Côte d’Azur. Mais de loin seulement. De près les immeubles ne sont pas très beaux, ça fait un peu dortoir. Et les Libanais sont tellement généreux, ils offrent des kebbés, des tomates, des amandes, les Tyriens sont définitivement sympathiques…». Chadi qui fait son possible pour le leur prouver, notamment la petite blonde des deux, et Victoria, la Hong Kong «star», assise, seule, un guide à la main. Elle est journaliste. «Journaliste-écrivain, je prépare un article sur la pourpre phénicienne». Elle a été à Bécharré, Victoria, «pour Gibran, il est tellement fabuleux…». Dernière étape : Abou el-Goss, Chadi a du mal à sortir de chez Tanit. Abou el-Goss, c’est une des trois premières des cent tentes-restaurant de la plage publique du Rest – la même plage que celle de l’hôtel. Cent tentes alignées, juxtaposées, avec chaises et tables sur le sable, la vie rêvée des anges, les sandwichs, le narguilé, la mer qui vous appelle. Et Sandra, la sœur de Chadi, qui râle contre tout ce qui manque ici, «on rentre 4 par 4 chez le seul gynéco valable», mais qui répète, à l’envi, que «s’il t’arrive le moindre problème à Tyr, tout le monde est à tes côtés, pour t’aider. Les gens sont beaucoup plus sociables qu’à Beyrouth, ils sont super accueillants, et la confiance, ici, est reine. Et puis à Beyrouth, il y a tellement de stress». Ça c’est vrai…
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Qu’est-ce que vous faites après la promenade ? «Eh bien, pas grand-chose, on va chez Tanit ou chez Abou el-Goss». Tanit c’est le seul bar de Tyr. Enfin pas vraiment un bar. C’est un tout petit restaurant-pub, briques apparentes, des voûtes, sympathique patron, sympathique ambiance, pas grand monde… Mais de bons petits whiskies. Et trois touristes. Deux Françaises et une Anglaise. De Hong Kong. Les deux Françaises sont là pour la deuxième fois, «en trois ans, ça s’est beaucoup amélioré, maintenant il y a trois rues commerçantes. Tyr va devenir une très belle ville touristique, mais y a du boulot, par exemple y a même pas de guide !». Ce qui les choque ? «Aucun urbanisme. On a fait un tour en bateau, de loin on dirait la Côte d’Azur. Mais de loin seulement. De près les immeubles ne sont pas très beaux, ça...