Agroalimentaire Après la vache folle, le porc britannique inquiète l'Europe
le 14 août 2000 à 00h00
Le gouvernement de Tony Blair a ordonné l’abattage de 10 000 porcs en trois jours et poursuivait ses efforts pour endiguer une épidémie de peste porcine, tandis que l’inquiétude monte en Europe où certains pays ont déjà décrété un embargo. Cette nouvelle affaire impliquant le secteur agroalimentaire britannique est d’ores et déjà un nouveau coup dur pour les éleveurs de Grande-Bretagne, qui souffrent encore des conséquences du scandale de la vache folle. L’éruption de la maladie a été connue mardi et son foyer confirmé : il s’agit d’une ferme du Norfolk, dans la région de l’East Anglia (Est de l’Angleterre). Des cas ont également été relevés dans une exploitation du comté voisin de l’Essex, mais la première ferme (d’élevage) aurait approvisionné d’autres centres situés dans d’autres comtés. La peste porcine avait disparu du Royaume-Uni depuis quatorze ans. Cette maladie virale, mortelle pour les porcs, ne se transmet pas à l’homme. Tout le monde ici a en tête le fait, révélé début août, que les exportateurs britanniques de bœuf n’ont regagné que 1 % des parts de marché qu’ils détenaient au niveau mondial avant l’embargo européen décrété en 1996 en raison de la maladie de la vache folle. Les vétérinaires britanniques se sont lancés dans une course contre la montre pour endiguer la peste, très infectieuse. «Nous visitons en ce moment beaucoup d’exploitations pour voir s’il y a eu contagion. Nous devons abattre tous les porcs infectés et désinfecter et contrôler tous les sites touchés», a expliqué M. Scudamore. Sans délai, plusieurs États européens ont pris des mesures individuelles conservatoires, «en attendant des mesures communautaires» au niveau de l’Union européenne (UE), ainsi que l’ont souligné les Pays-Bas. Ce pays a été le premier à fermer ses frontières, jeudi, non seulement aux importations mais également au transport de porc britannique. Il a été suivi par l’Espagne et la Belgique, qui ont aussi décrété un embargo. En revanche, les cochons anglais avaient toujours le droit dimanche de traverser la Manche en direction de la France. Si elle a accru la surveillance des mouvements en provenance de la Grande-Bretagne, la France a néanmoins enregistré très peu d’importations porcines britanniques au cours des dernières semaines, a souligné samedi le ministère français de l’Agriculture. La Belgique a demandé la tenue d’une réunion d’urgence du Comité permanent vétérinaire de l’UE pour considérer des mesures à prendre au niveau communautaire. Cette réunion devrait se tenir le 20 août, selon les autorités espagnoles. Les exportations de porcs représentent 15 % de la production, a indiqué Chris Luckhurst, membre du Comité européen sur la viande et le bétail. Un embargo contre les éleveurs britanniques «serait pour eux une catastrophe», a-t-il prédit.
Le gouvernement de Tony Blair a ordonné l’abattage de 10 000 porcs en trois jours et poursuivait ses efforts pour endiguer une épidémie de peste porcine, tandis que l’inquiétude monte en Europe où certains pays ont déjà décrété un embargo. Cette nouvelle affaire impliquant le secteur agroalimentaire britannique est d’ores et déjà un nouveau coup dur pour les éleveurs de Grande-Bretagne, qui souffrent encore des conséquences du scandale de la vache folle. L’éruption de la maladie a été connue mardi et son foyer confirmé : il s’agit d’une ferme du Norfolk, dans la région de l’East Anglia (Est de l’Angleterre). Des cas ont également été relevés dans une exploitation du comté voisin de l’Essex, mais la première ferme (d’élevage) aurait approvisionné d’autres centres situés dans d’autres...
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