Royaume-Uni Les analystes divisés à la veille d'une décision sur les taux
le 03 août 2000 à 00h00
Les analystes étaient partagés pour prédire la décision sur les taux d’intérêt que prendra aujourd’hui le comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, qui a entamé hier sa réunion mensuelle. Une petite majorité d’analystes tablent sur un nouveau statu quo monétaire avec un taux inchangé à 6 %, mais plusieurs autres pensent que la banque centrale va le relever d’un quart de point pour enrayer toute menace inflationniste. La Banque d’Angleterre n’a pas relevé ses taux depuis février. Les analystes qui penchent pour un nouveau maintien des taux soulignent le ralentissement important de la croissance des salaires, la baisse des prix de l’immobilier et les difficultés récurrentes de l’industrie manufacturière britannique. À l’inverse, ceux qui tablent sur une hausse des taux s’appuient sur la hausse surprise de la croissance britannique estimée au deuxième trimestre, la consommation des ménages toujours vigoureuse et les inquiétudes concernant les effets inflationnistes de la récente dépréciation de la livre. «La décision de la Banque est une question difficile», estime Mark Henry, responsable des changes à la maison de courtage GNI qui table toutefois sur une nouvelle pause monétaire. Car selon lui, «rien n’a vraiment changé depuis la réunion du comité en juillet. Certains arguent que les dépenses budgétaires décidées par Gordon Brown risquent de relancer les pressions inflationistes, mais la Banque en avait pris connaissance dès juillet». Le ministre des Finances Gordon Brown a annoncé une augmentation de 43 milliards de livres des dépenses publiques d’ici 2004. Mark Henry pense en outre que la Banque d’Angleterre ne va pas se risquer à resserrer ses taux dès jeudi, «au cas où elle aurait besoin de relever le coût du crédit d’ici la fin de l’année». Dans le camp d’une hausse des taux, Michael Lewis, responsable des changes à Deutsche Bank, note au contraire que «l’on va voir un relèvement des taux du fait de la force de la croissance de l’économie». Selon lui, «les gens sont divisés sur la question car les chiffres sur les salaires étaient plus faibles que prévu». James Carrick chez ABN Amro table également sur une hausse de 25 points de base. Pour lui, «la Banque d’Angleterre prévoyait une croissance du PIB de 2,4 % dans son rapport sur l’inflation en mai, alors qu’on a eu 3,1 %. Même si le ralentissement de la hausse des salaires peut peser sur le pouvoir d’achat, les chiffres montrent que la demande reste robuste».
Les analystes étaient partagés pour prédire la décision sur les taux d’intérêt que prendra aujourd’hui le comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, qui a entamé hier sa réunion mensuelle. Une petite majorité d’analystes tablent sur un nouveau statu quo monétaire avec un taux inchangé à 6 %, mais plusieurs autres pensent que la banque centrale va le relever d’un quart de point pour enrayer toute menace inflationniste. La Banque d’Angleterre n’a pas relevé ses taux depuis février. Les analystes qui penchent pour un nouveau maintien des taux soulignent le ralentissement important de la croissance des salaires, la baisse des prix de l’immobilier et les difficultés récurrentes de l’industrie manufacturière britannique. À l’inverse, ceux qui tablent sur une hausse des taux s’appuient sur...
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