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Actualités - Chronologie

L'empire économique et commercial de Tyr, d'après Ezéchiel

L’empire économique et commercial de Tyr, d’après Ezéchiel Multiplier les exemples ne servirait à rien ; l’intensité du commerce et de l’émigration des Phéniciens nous est affirmée par les témoignages concordants de tous les Anciens ; mieux encore, par les objets de style phénicien indéniable que l’on a trouvés dans les endroits où la tradition assure que «les vaisseaux de Tharsis» ont fait escale ; la Bible s’est fait l’écho de cette prospérité lorsqu’Ezéchiel, après avoir complaisamment décrit l’opulence de Tyr, prédit sa désolation. Cette apostrophe fait revivre avec une intensité extraordinaire la foule qui se pressait dans le port d’une ville phénicienne, au milieu du premier millénaire avant notre ère, et donne une idée des innombrables marchandises qui s’entassaient sur ses quais : «Le Seigneur me parla et me dit : Toi donc, fils de l’homme, prononce une lamentation sur la chute de Tyr ; et tu diras à cette ville qui est située près de la mer, qui est le siège du commerce et du trafic des peuples de tant d’îles différentes : Voici ce que dit le Seigneur notre Dieu : Ô Tyr, tu as dit en toi-même : je suis une ville d’une beauté parfaite, et je suis placée au milieu de la mer. Les peuples voisins qui t’ont bâtie n’ont rien oublié pour t’embellir. Ils ont fait tout le corps et les divers étages de ton vaisseau de sapins de Sanir. Ils ont pris des cèdres du Liban pour te faire des mâts. Ils ont mis en œuvre les chênes de Basan pour faire tes rames, tes bancs en ivoire enchâssé dans le buis des îles de Kittim. Le fin lin d’Égypte, tissu en broderie, a composé la voile qui a été suspendue à ton mât : l’hyacinthe et la pourpre des îles d’Élisha ont fait ton pavillon. Les habitants de Sidon et d’Arvad ont été tes rameurs ; et tes plus habiles, Ô Tyr, sont devenus des pilotes. Les vieillards de Gebal, les plus habiles d’entre eux ont donné leurs mariniers pour te servir dans tout l’équipage de ton vaisseau. Tous les navires de la mer et tous les mariniers ont été engagés dans ton commerce et ton trafic. «Les Perses, ceux de la Lydie et ceux de Libye, étaient tes gens de guerre dans ton armée et ils ont suspendu chez toi leurs casques pour te servir d’ornements. Les Arvadiens avec leurs troupes étaient tout autour de tes murailles ; et les vaillants qui étaient sur tes tours ont suspendu leurs carquois le long de tes murs, afin qu’il ne manquât rien à ta beauté. Ceux de Tharsis trafiquaient avec toi en t’apportant toutes sortes de richesses et remplissaient tes marchés d’argent, de fer, d’étain et de plomb. La Grèce, Tubal et Méshec entretenaient aussi ton commerce et t’amenaient des esclaves et des vases d’airain. «On a amené de Thogarma dans tes marchés des chevaux, des cavaliers et des mulets. Les enfants de Dedan ont négocié avec toi ; ton commerce s’est étendu à plusieurs îles, et ils t’ont donné en échange de tes marchandises des dents d’ivoire et de l’ébène. Les Syriens ont été engagés dans ton trafic à cause de la multitude de tes ouvrages, et ils ont exposé en vente dans tes marchés des perles, de la pourpre, de la broderie, du fin lin, de la soie, et toutes sortes de marchandises précieuses. «Les peuples de Juda et d’Israël ont entretenu aussi leur commerce avec toi ; et ils ont apporté dans tes marchés le plus pur froment, le baume, l’huile, le miel et la résine. Damas négociait avec toi et, en échange de tes ouvrages si différents, il t’apportait de grandes richesses, du vin excellent et des laines d’une couleur vive et éclatante. Dan, la Grèce ont exposé en vente dans tes marchés des ouvrages de fer poli et tu as fait un trafic de casse et de cannes d’excellente odeur. Ceux de Dedan trafiquaient avec toi pour les housses magnifiques des chevaux. L’Arabie et tous les princes de Kedar étaient aussi engagés dans ton commerce, et ils venaient t’amener leurs agneaux, leurs béliers et leurs boucs. Saba et Raema venaient aussi vendre et acheter chez toi et exposaient dans tes marchés tous les plus excellents parfums, les pierres précieuses et l’or ; Haran, Canné et Eden entretenaient pareillement ton trafic ; Saba, Assur et Kilmad venaient te vendre leurs marchandises. Ils entretenaient un grand commerce avec toi et ils t’apportaient des balles d’hyacinthe, d’ouvrages en broderie et d’étoffes précieuses serrées dans des coffres liés de cordes ; et ils trafiquaient encore avec toi pour les bois de cèdres. Les vaisseaux de Tharsis naviguaient pour ton commerce ; tu as été comblée de biens et élevée dans la plus haute gloire au cœur des mers».
L’empire économique et commercial de Tyr, d’après Ezéchiel Multiplier les exemples ne servirait à rien ; l’intensité du commerce et de l’émigration des Phéniciens nous est affirmée par les témoignages concordants de tous les Anciens ; mieux encore, par les objets de style phénicien indéniable que l’on a trouvés dans les endroits où la tradition assure que «les vaisseaux de Tharsis» ont fait escale ; la Bible s’est fait l’écho de cette prospérité lorsqu’Ezéchiel, après avoir complaisamment décrit l’opulence de Tyr, prédit sa désolation. Cette apostrophe fait revivre avec une intensité extraordinaire la foule qui se pressait dans le port d’une ville phénicienne, au milieu du premier millénaire avant notre ère, et donne une idée des innombrables marchandises qui s’entassaient sur ses quais :...