Iran La tension politique contrarie les investissements étrangers
le 14 juillet 2000 à 00h00
La tension politique et la perspective de l’élection présidentielle en 2001 «contrarient l’ouverture économique de l’Iran et les investissements étrangers», a estimé une analyste économique canadienne. «Il existe clairement en Iran une volonté d’accueillir les investissements étrangers, ce qui est prévu dans le plan quinquennal (2000-2005) en cours», a assuré hier Daniela Pizzuto, analyste des risques politiques en mission en Iran pour la Société canadienne pour l’expansion des exportations (SEE). Mais, «les événements politiques contrarient l’ouverture économique et les investissements étrangers en Iran», souligne-t-elle. Or «l’ouverture ne peut se faire sans changements législatifs, sans clarifications, sans changements drastiques, car les investisseurs ne sont pas protégés par des lois commerciales», ajoute Mme Pizzuto, jugeant «courageux» ceux qui viennent en Iran «car c’est encore un pays risqué». Selon Mme Pizzuto, il «y a trop de tensions et de préoccupations politiques» en Iran, qui, à peine sorti des législatives (qui ont vu la victoire des réformateurs), «va s’engager dans la campagne électorale présidentielle» de mai 2001 où le président Mohammad Khatami pourrait briguer un deuxième mandat. L’analyste a également estimé que les relations économiques avec les États-Unis reprendraient «dès que certaines conditions politiques seront remplies». L’Iran a annoncé plusieurs fois son souhait d’accueillir les investissements américains dans le domaine des métaux. Mais la loi américaine d’Amato, préconisant un embargo économique, notamment pétrolier contre l’Iran, demeure appliquée, même si l’embargo non pétrolier a été partiellement levé. Le Canada est le huitième partenaire financier de l’Iran où il exporte pour 500 millions de dollars. Le blé représente les deux tiers de ces exportations.
La tension politique et la perspective de l’élection présidentielle en 2001 «contrarient l’ouverture économique de l’Iran et les investissements étrangers», a estimé une analyste économique canadienne. «Il existe clairement en Iran une volonté d’accueillir les investissements étrangers, ce qui est prévu dans le plan quinquennal (2000-2005) en cours», a assuré hier Daniela Pizzuto, analyste des risques politiques en mission en Iran pour la Société canadienne pour l’expansion des exportations (SEE). Mais, «les événements politiques contrarient l’ouverture économique et les investissements étrangers en Iran», souligne-t-elle. Or «l’ouverture ne peut se faire sans changements législatifs, sans clarifications, sans changements drastiques, car les investisseurs ne sont pas protégés par des lois...
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