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Actualités - Chronologie

La Russie veut retrouver la confiance des grands pays industrialisés

La Russie espère aujourd’hui faire un premier pas pour retrouver la confiance des grands pays industrialisés et les convaincre de la nécessité d’alléger le poids de la dette héritée de l’URSS lors de la réunion des ministres des Finances du G7 qui prépare le sommet d’Okinawa. «Je pars à Fukuoka pour présenter le programme économique (de la Russie) et notre vision des orientations à prendre pour asseoir la croissance», a relevé le ministre des Finances Alexeï Koudrine, devant la presse. «Nous espérons» qu’à l’issue du sommet d’Okinawa les 21-23 juillet, «le monde occidental aura davantage confiance dans la Russie», a-t-il ajouté. La Russie, qui vient d’adopter un ambitieux programme de réformes et un plan de développement à dix ans, a surpris les experts par ses performances économiques récentes. La croissance du PIB s’est établie à 8,4 % sur le premier semestre, le budget enregistre un excédent pour la première fois depuis la disparition de l’URSS en 1991, égal à 1,6 % du PIB, les réserves de la Banque centrale se reconstituent solidement. Mais les libéraux en charge de l’économie rappellent eux-mêmes que ces résultats sont essentiellement dus à la dévaluation du rouble dont les effets s’estompent et aux prix du pétrole, qui ne pourront rester indéfiniment favorables. «Les structures économiques restent faibles. La croissance n’a qu’un caractère temporaire», prévient M. Koudrine. Et pour lancer les réformes structurelles, nécessaires pour asseoir la croissance, Moscou a besoin du soutien international. La Russie a changé de politique, elle ne compte plus «vivre aux frais des emprunts étrangers» en «dépensant ce qu’elle ne gagne pas», rappelle M. Koudrine. Elle ne compte plus sur des prêts massifs du Fonds monétaire international, dont les versements sont suspendus depuis septembre dernier. Selon M. Koudrine, une tranche de 640 millions de dollars serait suffisante en fin d’année et Moscou pourrait «peut-être même s’en passer». Mais les discussions avec le FMI n’en sont pas moins importantes, conditionnant l’approche des investisseurs vis-à-vis de la Russie et des États réunis au sein du Club de Paris et détenteurs de 42 milliards de dollars de dette héritée de l’URSS. Moscou demande l’effacement de la moitié de cette dette. La question ne figure pas à l’agenda du G8 à Okinawa, mais M. Koudrine espère bien faire avancer le dossier au cours des entretiens en marge du sommet. La Russie dans les prochaines années, a-t-il relevé, «ne pourra pas supporter des remboursements de 4 à 5 milliards de dollars par an». «Les discussions avec le Club de Paris seront très difficiles», prédit de son côté Boris Nemtsov, député, leader de la fraction libérale SPS. Pourtant «ce sont les dettes de l’Union soviétique, et il faudrait simplement les effacer. La disparition de l’URSS a apporté beaucoup plus à l’Occident que le montant de ces dettes», ajoute-t-il dans un entretien à l’hebdomadaire Vlast cette semaine. Berlin, plus gros créancier de la Russie, s’oppose à une annulation pure et simple d’une partie de la dette. Et on se dirige plus vraisemblablement vers une restructuration que Moscou espérerait étaler sur de longues années et à des taux d’intérêt minimes. Les leaders occidentaux souhaitent aussi que la Russie aille au delà des déclarations d’intentions.
La Russie espère aujourd’hui faire un premier pas pour retrouver la confiance des grands pays industrialisés et les convaincre de la nécessité d’alléger le poids de la dette héritée de l’URSS lors de la réunion des ministres des Finances du G7 qui prépare le sommet d’Okinawa. «Je pars à Fukuoka pour présenter le programme économique (de la Russie) et notre vision des orientations à prendre pour asseoir la croissance», a relevé le ministre des Finances Alexeï Koudrine, devant la presse. «Nous espérons» qu’à l’issue du sommet d’Okinawa les 21-23 juillet, «le monde occidental aura davantage confiance dans la Russie», a-t-il ajouté. La Russie, qui vient d’adopter un ambitieux programme de réformes et un plan de développement à dix ans, a surpris les experts par ses performances économiques...